Qu'y a-t-il dans la boite de Pandore ?

Pomagalsky

Je ferai ( J.P.PETIT ) une simple remarque en guise de préambule. Je n'avais que trois ans au moment où la guerre de 39-45 s'est déclenchée, la seconde guerre mondiale, mais je me souviens parfaitement du discours de mes parents et de ceux de ma génération, à la fois pendant cette guerre et juste après.

Personne n'y croyait

On qualifiait les gens qui évoquaient la possibilité de dégénerescence d'un conflit armé " d'alarmistes ". Les "chansonniers " se moquaient beaucoup d'eux à la radio. Sur le plan politique on se souvient de la photographie historique de l'Anglais Chamberlain, revenant d'une mission diplomatique auprès de Hitler en brandissant un papier et en disant " la paix est sauvée ".

Chamberlin, de retour de Berlin

Qui est Hitler aujourd'hui ?

Personne et tout le monde. Prenez l'exemple plus ancien de la guerre de 14-18. Pourquoi s'est-elle déclenchée ? A cause d'un attentat à Sarajevo ?

Les militaires Français et Allemands avaient des fourmis dans les jambes. En France, on chantait :

Gais et contents
Nous allons à Longchamp
Voir et complimenter l'armée Française

Côté Français et côté Allemands les gens avaient peut être perdu de vue ce que pouvait être une guerre. Appelons ça de l'inconscience complète. D'un autre côté les industries de guerre, Krupp d'un côté, le Creusot de l'autre, ne demandaient qu'à tourner. Cette guerre a tué des millions de pauvres types mais en a enrichi d'autres. Comme l'écrivit un jour Flammarion :

On croît mourir pour la patrie et on meurt pour les banques

Coluche était un jour passé dans une émission menée par Polac ( " Droit de Réponse" ), où il avait fait face à des anciens combattants de la guerre de 14-18 qui s'étaient estimés insultés. Le fantaisiste avait alors amené une boite avec des décorations, des médailles, et leur avait jeté tout cela à la figure. Cela signifiait : mais pourquoi vous êtes-vous battus si courageusement, pourquoi avez vous donné votre sang ? Y avez-vous réfléchi ?

Personne n'avait réfléchi, et les Présidents successifs continuaient de ranimer la flamme de l'Arc de Triomphe. La flamme de quoi ?

Qui peut, de nos jours, en France, se targuer d'avoir reçu une décoration à titre militaire ? Pour la guerre d'Indochine ? Pour la guerre d'Algérie ?

Non, quand on croise un type avec une rosette on se dit " tiens il a le petit machin rouge à la boutonnière, le même truc que Chirac et Johnny Hallyday ".

A quoi a servi cette " Grande Guerre ", quelles valeurs défendait-on ? On ne le sait même pas. Mais quand on s'est investi énormément dans quelque chose on a beaucoup de mal à se dire soudain que ce ne fut qu'un connerie. Imaginez le poilu de Verdun, qui a un oeil ou une jambe en moins ( notez, maintenant, il n'en reste plus des masses. Ca rappelle la phrase de Rochefort "on aura beau dire, on aura beau faire, mais plus ça ira et moins il y aura de gens qui aurons connu Napoléon" ) . Cet infirme de guerre peut-il se dire, après coup " j'ai donné cet oeil, cette jambe, mais pourquoi au juste ? ". Non, cette question, il ne peut simplement pas se la poser. Il lui reste une rosette, une médaille à exhiber. C'est sa "bouée de sauvetage psychologique". Quant aux Présidents, il passent chaque année et serrent gravement les mains de ces infirmes " qui ont donné quelque chose pour la France ", une jambe, un oeil, un oreille, leur cervelle. Chaque Président serre les mains en prenant un air de ciconstance, alors qu'il s'en fout éperduement. Mais l'amputé se dit " j'ai perdu une jambe, mais j'ai la médaille militaire et le Président m'a serré la cuillère. Je ne suis pas complètement perdant ".

Cette guerre resta "incompréhensible" comme le sont celles d'aujourd'hui, sauf pour les fabriquants d'armes qui les trouvent au contraire très intelligentes. Ce sont les seuls pour qui tous les évènements conservent une part d'intelligence.

Le problème avec les guerres c'est qu'elles peuvent démarrer comme des feux de forêts, ou correspondre à de savants calculs qui peuvent s'avérer complètement foireux. Que les prétextes invoqués pour déclencher les opérations s'avèrent mensongers n'est un secret pour personne. Il n'y avait pas, en Irak, d'armes de destruction massive. Les Américains étaient-ils assez idiots pour s'imaginer qu'un système parlementaire allait pouvoir s'installer dans un pays vivant à l'âge du tribalisme ? Possible que oui. Mais ils pensaient aussi que l'Irak avait un des plus forts potentiels de production pétrolière au monde. Conquérir le pays allait être un jeu d'enfant. Après, on pourrait pousser la production des puits et ainsi devenir maître du prix du pétrole, donc rabattre leur caquet à ces fichus Arabes et en particulier contrôler le tonton Saoudien qui a quand même un peu trop tendance à financer des écoles coraniques à tendance Waabite à travers le monde. Mais c'était compter sans l'état de guérilla qui allait s'installer, d'autant plus facilement que les Américains, toujours malins comme d'habitude, avaient renvoyé les militaires Irakiens dans leurs foyers, à côté de caches d'armes bien garnies. Le résultat a été un sabotage chronique des pipe-lines et des installations pétrolières. Donc la production ne monte pas, les prix montent, les Saoudiens sont encore plus riches, etc....

L'Irak, comme calcul foireux, c'est un calcul foireux. Les Américains sont là-bas, c'est tout. Qui a fait sauter cette mosquée qui fait que maintenant Chi'ites et Sunites se tapent dessus ? Bien malin qui pourrait le dire.

C'est maintenant l'année de l'Iran, pays qui prend des allures de poudrières. Pomagalski a déjà analysé pour nous les aspects monétaires. On fait des guerres pour moins que ça. Il faut ajouter les phrases assassines du " Premier Président-Suicide " de l'histoire. Quand il raconte que les Juifs doivent " rentrer chez eux " il colle les Israéliens le dos au mur. Quand il décide de poursuivre l'enrichissement isotopique c'est comme s'il enclenchait une bombe à retardement. Rappelez-vous le bombardement d'Osirak, le réacteur nucléaire de Saddam Hussein ( construit par les Français, ceci dit au passage ). Tsahal passe aux actes.

Ce qu'on peut dire c'est que "tout se met en place pour que ça vire vraiment au vinaîgre". Qui pourrait maintenant arrêter cette montée en puissance ? On ne sait plus. On a envie de dire " y a-t-il un véritable homme politique dans la salle ? ".

Un amie m'écrivait ces jours-ci " tu n'es pas homme à vivre en pantoufles ". A cela je lui ai répondu que je me demandais si, d'ici quelques années, il y aurait encore une paire de pantoufles disponible dans le monde.

Vous qui avez vos pantoufles aux pieds, lisez ce que Pomaglasky a décidé d'installer aujourd'hui et pensez ce que bon vous semblera.

 

 

La guerre en préparation contre l’IRAN :

En ouvrant ce dossier qui brûle d’actualité, on ouvre la boîte de Pandore. Je ne vais pas vous l’imposer d’un coup, mais plutôt par une approche itérative et en abordant différents axes d’analyses afin de déployer sous vos yeux les enjeux réels de ce désolant spectacle.
Pour débuter, et parce qu’il faut aller vite en besogne car le temps nous est compté, voici un article de Michel Chossudovsy tiré de son livre « The Globalization of Poverty » (La Mondialisation de la pauvreté) publié en 11 langues. Il est professeur d’économie à l’Université d’Ottawa et directeur du Center for Research on Globalization (www.globalresearch.ca). Ce type n’est pas un rigolo, témoin sa collaboration à l’Encyclopaedia Britannica. Son dernier ouvrage est intitulé « America’s War on Terrorism ».

A bientôt

POMAGALSKY         


La préparation d’une véritable guerre contre l’Iran, au cours de laquelle il serait fait usage d’ogives nucléaires, est entrée dans sa phase finale. Les partenaires de la coalition, qui comprend les États-Unis, Israël et la Turquie, sont dans un état de préparation avancé. Divers exercices militaires sont effectués depuis le début de 2005. De leur côté, les forces armées iraniennes se sont livrées, en décembre 2005, à d’importantes manœuvres dans le golfe persique en prévision d’une attaque soutenue par les États-Unis. Depuis le printemps 2005, on assiste à une intense navette diplomatique entre Washington, Tel-Aviv, Ankara et le quartier général de l’OTAN à Bruxelles.
Parmi les derniers événements, il faut mentionner le fait que le directeur de la CIA, Porter Goss, lors d’une mission à Ankara, a demandé au premier ministre turc Recep Erdogan un soutien politique et logistique en vue du bombardement de cibles nucléaires et militaires iraniennes. Goss aurait également demandé que les services secrets turcs collaborent de manière particulière à la préparation et à la supervision de l’opération.

Peu de temps avant son attaque cérébrale, Ariel Sharon avait, quant à lui, donné à l’armée israélienne le feu vert pour commencer les attaques fin mars 2006. Tous les hauts responsables israéliens estimaient alors que la fin mars serait une bonne date pour une attaque militaire contre l’Iran, car c’est à cette date que l’AIEA doit remettre à l’ONU son rapport sur le programme d’énergie nucléaire de l’Iran.

Le projet militaire soutenu par les États-Unis a été approuvé par l’OTAN mais on ne connaît pas encore les modalités de la participation de l’Alliance aux attaques aériennes.

Les différents aspects de l’opération militaire relèvent tous du commandement américain et sont coordonnés par le Pentagone et le quartier général de l’US Strategic Command sur la base aérienne d’Offutt dans le Nebraska. Les opérations annoncées par Israël doivent être menées en étroite collaboration avec le Pentagone. La structure de commandement est centralisée et c’est Washington qui décidera in fine de leur déclenchement.

Des sources militaires américaines ont confirmé que l’attaque de l’Iran impliquera un important déploiement de forces semblable au bombardement « shock and awe » (choc et effroi, choquer pour inspirer le respect) de l’Irak en mars 2003.
Les stratèges militaires pourraient dresser une liste de cibles en fonction des préférences du gouvernement américain, en limitant les attaques aux installations les plus importantes... Ou bien les USA pourraient opter pour un nombre beaucoup plus important de frappes dirigées contre un vaste éventail de cibles.

 

Consensus en faveur d’une guerre nucléaire

Au sein de l’Union Européenne, aucune personnalité politique ne s’est opposée à la perspective de frappes nucléaires contre l’Iran. Des consultations entre Washington, Paris et Berlin sont en cours. Contrairement à l’invasion de l’Irak, qui fut refusée par la France et l’Allemagne au plan diplomatique, Washington a obtenu un consensus au sein de l’OTAN de même qu’au Conseil de sécurité.
Ce consensus concerne également une guerre nucléaire qui pourrait affecter une grande partie du Proche-Orient et de l’Asie centrale. De plus, un certain nombre de pays arabes limitrophes sont aujourd’hui des partenaires tacites du projet militaire américano-israélien. En novembre 2004, les plus hauts commandants de l’armée israélienne ont rencontré, au quartier général de l’OTAN à Bruxelles, leurs homologues des six pays riverains de la Méditerranée : Égypte, Jordanie, Tunisie, Maroc, Algérie et Mauritanie. Un protocole d’accord entre l’OTAN et Israël a été signé.

Les « frappes chirurgicales » seront présentées à l’opinion mondiale comme un moyen d’empêcher l’Iran de fabriquer des armes nucléaires. On nous dit que ce n’est pas une guerre mais une opération militaire de maintien de la paix qui consistera à bombarder les installations nucléaires iraniennes.

 

Les mini-nukes sont-elles sans danger pour les populations civiles ?

L’opération militaire prévoit le recours préventif aux armes nucléaires tactiques. Le projet militaire repose sur la doctrine de la guerre nucléaire "préventive" de l’Administration Bush exposée dans la Nuclear Posture Review de 2002.
On a recouru à une large désinformation médiatique afin de dissimuler les conséquences dévastatrices d’une utilisation d’ogives nucléaires contre l’Iran, si bien que le fait que ces "frappes chirurgicales" soient effectuées avec des armes nucléaires ne fait actuellement l’objet d’aucun débat. Depuis la décision du Sénat américain en 2003, les armes nucléaires tactiques (low-yield mini-nukes = mini-bombes nucléaires de faible puissance) de nouvelle génération sont considérées comme "sans danger pour les populations civiles" parce qu’elles explosent sous terre.

Grâce à une campagne de propagande soutenue par de soi-disant spécialistes du nucléaire, on présente les mini-nukes comme des instruments de paix et non de guerre. On en autorise l’emploi sur les champs de bataille. On prévoit de les utiliser dans la prochaine étape de la guerre américaine "contre le terrorisme" parallèlement aux armes classiques.

L’administration américaine pense que les mini-nukes sont plus efficaces, en tant que moyen de dissuasion, que les armes nucléaires classiques à l’égard des "états voyous" (Iran, Corée du Nord).
Ces armes nucléaires sont présentées comme un moyen de maintenir la paix et d’éviter les dommages collatéraux, alors que la puissance explosive de chaque mini-nuke représente le tiers de celle de la bombe d’Hiroshima, sans compter les retombées radioactives potentielles.

La nouvelle définition de l’ogive nucléaire a estompé la différence entre arme classique et arme nucléaire : Selon Hans Kristensen, du Nuclear Information Project, « l’arme nucléaire cesse d’appartenir à une catégorie à part, celle d’une arme de dernier recours, pour n’être plus qu’un outil parmi d’autres. »

Nous nous trouvons donc à un tournant extraordinairement dangereux de notre histoire, car la communauté internationale a désormais entériné le principe d’une guerre nucléaire au nom de la paix dans le monde.

Pourtant, chaque bombe nucléaire, quelle qu’elle soit, représente un holocauste potentiel : elle peut tuer, détruire des villes, anéantir des peuples entiers.


Unité de commandement pour des attaques sur Terre et dans l’espace

Une attaque préventive avec des armes nucléaires tactiques serait coordonnée par l’US Strategic Command et l’Offutt Air Force Base au Nebraska en collaboration avec des unités de commandement des États-Unis et de la coalition du golfe Persique, de la base militaire de Diego Garcia, d’Israël et de la Turquie. L’US Strategic Command a pour mandat de superviser un "plan d’attaque global" qui prévoit à la fois l’utilisation d’armes classiques et d’armes nucléaires.

Comble d’ironie : en juin 2005, au début des préparatifs de guerre contre l’Iran, l’US Strategic Command a été défini comme étant "le premier commandement de l’intégration et de la synchronisation des efforts du Ministère de la Défense en vue de la lutte contre les armes de destruction massive" !

Pour accomplir cette tâche, une toute nouvelle unité de commandement a été créée, la Joint Functional Component Command Space and Global Strike (JFCCSGS). Elle a pour mission de superviser le déclenchement d’une attaque nucléaire conformément à la Nuclear Posture Review (NPR) adoptée par le Congrès en 2002. Celle-ci prévoit la possibilité d’une utilisation préventive d’ogives nucléaires non seulement contre les "états voyous" mais contre la Russie et la Chine.

Le 18 novembre 2005, le chargé de communication de l’US Strategic Command a annoncé que la nouvelle unité (le JFCCSGS) remplissait officiellement les conditions nécessaires pour pouvoir se dire opérationnelle. Une semaine avant cette annonce, l’unité achevait un exercice de poste de commandement baptisé "Global Lightning".

« Les performances de l’unité durant l’exercice Global Lightning ont montré qu’elle était prête à réaliser sa mission consistant à prouver ses capacités de frappe intégrée dans le monde et dans l’espace, afin de dissuader les agresseurs et, si l’ordre en est donné, de vaincre l’adversaire au moyen de mesures globales communes visant à appuyer l’US Strategic Command de manière décisive », a-t-il ajouté sans donner de détails sur les "prochaines missions" de cette unité de commandement qui compte environ 250 personnes.

Des spécialistes du nucléaire et des sources gouvernementales ont précisé que l’une de ses principales missions serait de "mettre en oeuvre la stratégie nucléaire visant à attaquer des états voyous avec des armes de destruction massive".

 

Concept plan (CONPLAN) 8022

Le travail du JFCCSGS est dans un état de préparation avancé en ce qui concerne le déclenchement d’attaques visant l’Iran ou la Corée du Nord. La mise en œuvre opérationnelle d’une attaque globale est appelée Concept Plan (CONPLAN). Le Concept Plan est décrit comme "un plan concret que la marine et l’armée de l’air traduisent en attaques coordonnées de leurs sous-marins et de leurs bombardiers." Il est également présenté comme "le plan général des scénarios stratégiques préparés qui impliquent l’usage d’armes nucléaires".

La mission du JFCCSGS est de mettre en oeuvre le CONPLAN 8022, dirigé contre l’Iran, c’est-à-dire de déclencher une guerre nucléaire contre l’Iran. Le Commandant en chef des Forces armées, en l’occurrence George W. Bush, chargerait le Secrétaire à la Défense qui, à son tour, chargerait les chefs d’état-major des trois armées de l’activer.


Le rôle d’Israël

Depuis la fin de 2004, Israël stocke des armes classiques et nucléaires "made in USA" en prévision d’une attaque contre l’Iran. Ce stockage, financé par l’aide militaire américaine, était quasi-terminé en juin 2005.

Israël a reçu des États-Unis plusieurs milliers "d’armes intelligentes" pouvant être lancées depuis des avions, dont quelque 500 bombes anti-bunker qui peuvent également être utilisées comme vecteurs de bombes nucléaires tactiques.

La bombe B61-11 est la "version nucléaire" de la BLU 113 classique. Elle peut être lancée à peu près de la même manière que les bombes anti-bunker classiques. En outre, comme on l’a appris à la fin de 2003, des sous-marins Dolphin israéliens équipés de missiles Harpoon américains armés d’ogives nucléaires sont actuellement dirigés vers l’Iran.


Extension de la guerre

L’Iran a confirmé qu’il riposterait s’il était attaqué en lançant des missiles balistiques sur Israël (CNN, février 2005). Ces attaques pourraient aussi viser des installations militaires américaines en Irak et dans le golfe Persique, ce qui conduirait immédiatement à un scénario d’escalade militaire et à une guerre totale.

La participation de la Turquie à l’opération militaire américano-israélienne résulte d’un accord conclu l’année dernière entre Ankara et Tel-Aviv. Plus récemment, Téhéran a renforcé sa défense aérienne en achetant 29 systèmes anti-aériens russes Tor M-1. En octobre dernier, avec la collaboration de Moscou, une fusée russe a placé en orbite un satellite espion, le Sinah-1. Le Sinah-1 n’est que le premier de plusieurs satellites iraniens qui doivent être mis en orbite par les Russes au cours des prochains mois. Ainsi, l’Iran possédera bientôt un réseau de satellites constituant un système de préalerte en cas d’attaque israélienne, bien qu’il s’agisse là de peu de chose en regard des puissants espions aériens israéliens et américains capables de détecter les moindres mouvements de la barbe des mollahs de Téhéran. De plus, selon le Sunday Times, la Russie a signé à la fin du mois dernier un contrat d’un milliard de dollars portant sur la vente à l’Iran d’un système de défense moderne capable de détruire des missiles guidés et des bombes guidées au laser. Il sera opérationnel au cours des prochains mois.


Guerre terrestre

Bien que le CONPLAN n’envisage pas une guerre terrestre, les bombardements aériens pourraient y mener. Des troupes iraniennes pourraient passer la frontière avec l’Irak et s’opposer aux forces de la coalition en Irak. Des troupes israéliennes et/ou des forces spéciales pourraient entrer au Liban et en Syrie. Actuellement, Israël prévoit d’effectuer des exercices militaires et de déployer des forces spéciales dans les régions montagneuses de Turquie qui jouxtent l’Iran et la Syrie, cela avec la collaboration du gouvernement d’Ankara.

La presse arabe a publié divers articles indiquant qu’Ankara est disposé, du moins en principe, à engager des négociations sur la mise à disposition de ses espaces terrestre et aérien pour des opérations dirigées contre l’Iran.


Conséquences

Les conséquences de tout cela sont effrayantes.

L’Europe de l’Ouest et l’Amérique du Nord sont parvenues à un consensus concernant des attaques aériennes au moyen d’armes nucléaires tactiques sans prendre en compte leurs effets dévastateurs. En fait, la "communauté internationale" a tout simplement accepté l’éventualité d’un holocauste nucléaire.

Cette aventure militaire motivée par la recherche du profit est une menace pour l’avenir de l’humanité. Ce qu’il faut dans les mois qui viennent, c’est un grand mouvement, national et international, qui brise la conspiration du silence, qui reconnaisse les dangers, qui mette ce projet de guerre au centre des débats politiques et de l’attention des médias, à tous les niveaux, qui exige des chefs politiques et militaires qu’ils prennent position contre cette guerre nucléaire patronnée par les États-Unis. En dernière analyse, ce qu’il faut, c’est de lourdes sanctions internationales à l’encontre des États-Unis et d’Israël.

Michel Chossudovsy - Extraits de l’article : « La guerre nucléaire contre l’Iran » http://www.observabilis.com/

 

Remarque de Pomagalsky :

Avec le récent livre « Tsahal, nouvelle histoire de l’armée israélienne », (Perrin, 2006) Pierre Razoux, docteur en histoire, confirme que les sous marins israéliens embarquent des armes nucléaires pointées sur l’Iran (déclaration de l’amiral David Baachat, chef de la marine), évoque les négociations israéliennes avec l’Inde pour obtenir une autorisation permanente d’escale pour ses sous marins à Bombay, et les avis sur ce qu’il faut faire avec l’Iran, comme celui de Dan Haloutz, chef d’Etat Major des Armées, proche de l’USAF, qui recommande une campagne aérienne préventive contre l’Iran, avec des bombes nucléaires de petit calibre (mininukes).


18 mars 2006 : Jean-Pierre Petit

Reçu la nuit du 17 au 18 , à 04 h un message d'un type très lié aux Israéliens. Contenu :

- Tsahal sur pied de guerre, en vue intervention pour détruire le potentiel nucléaire Iranien.

Intox ? Impossible à savoir, mais on sera très vite fixés. Il paraît que le cours de l'or flambe déjà. Ce qu'on ne comprend pas c'est que ce "président-suicide" Iranien ne se soit pas contenté de manier " l'arme boursière" à l'encontre des USA, déjà en soi extrêmement efficace. Fallait-il, en plus, déclarer entendre poursuivre l'enrichissement isotopique et tenir des propos on ne peut plus inquiétants à l'adresse d'Israël. Bref, le cocktail idéal pour justifier une intervention "préventive".

Les manoeuvres de déploiement US et Israéliennes sont peut être des démonstrations de force, pour amener les Iraniens à arrêter l'enrichissement isotopique, les menant droit à la bombe.

Les Iraniens vont peut être faire marche-arrière juste avant la réunion du Conseil de Sécurité. Il vaudrait sans doute mieux. " L'arme pétrole contre euros " est déjà suffisante, pire même qu'une menace nucléaire ( laquelle ne servirait que de prétexte ).

Mais il y a des chefs d'Etats qui n'écoutent rien. L'histoire est pleine d'évènements de ce genre.

Nous sommes dans la main de Dieu

Dieu étant, au choix, celui des Chrétiens, des Juifs ou des Musulmans. Mais ils sont peut être en train de négocier "là-haut" ?

Je vous le dis : on vit une époque formidable.....


14 avril 2006 : Ajout de J.P.PETIT :

 

TEHERAN (AP) - Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a qualifié Israël vendredi d'«arbre pourri et asséché» qui pourra être anéanti par «une seule tempête».
«Qu'on le veuille ou non, le régime sioniste se dirige vers l'anéantissement», a-t-il déclaré lors d'une conférence de soutien au peuple palestinien qui s'est ouverte à Téhéran. «Le régime sioniste est un arbre pourri et asséché qui sera éliminé par une seule tempête».

Il a ajouté que l'État hébreu constituait une «menace perpétuelle» pour le Moyen-Orient qui sera «bientôt» libéré, avant de s'interroger une nouvelle fois sur la réalité de l'Holocauste. «Si un tel drame s'est bien produit, pour quelle raison les populations de la région devraient-elles en payer le prix? Pour quelle raison le peuple palestinien doit-il être opprimé et sa terre occupée?»

Le président iranien avait réaffirmé en décembre que l'Holocauste était un «mythe» utilisé par les Européens pour créer un État juif au coeur du monde islamique. Selon des propos rapportés par l'agence officielle IRNA, il avait estimé deux mois plus tôt que l'État hébreu devait être «rayé de la carte».

Le général Amos Yadlin, chef des services de renseignements militaires israéliens, a affirmé mercredi que l'Iran pourrait fabriquer l'arme nucléaire «dans les trois ans, avant la fin de la décennie». Des responsables du Hamas participent à cette conférence de trois jours sur la Palestine.

 

 

On est vraiment en droit de s'interroger sur la façon dont les choses vont tourner, dans cette région du globe......

 

 

 


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