Chronique d'une guerre annoncée

Pomagalsky

18 avril 2006

Voici un nouvel article de Pomagalsky. Sa position fait qu'il a accès à une documentation assez riche. On lira en particulier avec intérêt le passage qui se réfère à l'histoire récente de l'Iran.

Que faut-il penser en ce mardi 18 avril 2006 ? Peut-on émettre un pronostic ? C'est bien difficile. Il y a les faits. Il y a des données, en espérant qu'elles soient fiables. Et il y a la fourchette des possibles. C'est dans cette optique que je conçois ces articles : envisager des scénarios. Il est exact qu'ils ne sont guère réjouissants. A tous les carrefours de l'histoire, l'inimaginable brutalité de l'homme et la complicité, souvent active, des grands Etats. Ces jours derniers un survivant du génocide du Rwanda parlait à la télévision, chez Fogiel. Quatre cent mille morts, pour autant que je sache, pour des raisons que nous, occidentaux, comprenons encore mal. La responsabilité de l'Etats Français a été une fois de plus clairement évoquée. Les Français, là-bas, ont ... laissé se commettre sous leurs yeux des atrocités inimaginables. Un homme témoignait du fait qu'un autre Africain, avec qui il avait partagé longtemps les bancs de son école, étant enfant, avait tué sous ses yeux, à la machette, les 48 membres de sa famille. Il disait l'avoir vu méthodiquement ouvrir le ventre de sa mère, en l'insultant. L'autre avait refusé de l'achever, alors que son nez s'était détaché et qu'un de ses yeux avait été arraché. Une telle barbarie défie l'imagination. Des années plus tard il avait pu retrouver ce même homme, tenancier d'un bar, qu'il avait parfaitement reconnu et qui l'avait salué en lui offrant un .. Fanta, qu'il avait refusé. Il avait fait ... deux ans de prison, c'est tout. Mais, techniquement, comment condamner des dizaine de milliers de meurtriers ? Ceci rappelle la scène du film "L'Aveu", avec Yves Montand, où ce dernier, victime d'une machination fondée sur des éléments historiques : "les procès de Prague" retrouve à la fin du film le Procureur Général de son procès, qui l'aborde et lui demande :

- Mais, qu'est-ce qui nous est arrivé ?

On est réellement en droit de se poser la question de savoir pourquoi des sortes de folies collectives peuvent périodiquement saisir les hommes, en vertu d'un mécanisme que nous ne comprenons visiblement pas. Pour un psychanalyste, tout est langagier. Desmond Morris y ajouta par la suite une dimensions gestuelle, comportementame et les médias apportent aujourd'hui la composante "image", l'effet de mimétisme. Mais est-ce bien tout ? Si on parle d'une composante culturelle de la violence, épuise-t-on le sujet ? Comment expliquer que des masses humaines puissent soudain basculer dans la barbarie, car il n'y a pas d'autre mot pour décrire de tels comportements.

De toute évidence l'humanité est emplie de barbaries qui ne demandent qu'à s'exprimer. La marmite planétaire est en pleine surpression. Les attentats et les bombardements, les actions répressives sont quotidiens. Des hommes "poussent au crime", dans tous les camps possibles tandis que d'autres, minoritaires, cherchent des solutions. Le 25 octobre 2005 le nouveau président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, avait prononcé un discours en reprenant un thème cher à l'Imam Khomeny, niant tout droit à Israël d'occuper la moindre parcelle de terre palestienienne. Dans un dossier intitulé "Plus ça va, moins ça va, anthologie des mauvaiss nouvelles du monde" j'avais titré :

 

Mahmoud Ahmadinejad, le premier Président-Suicide de l'histoire
Traduction du texte en dessous " Le monde sans le sionisme "

Des lecteurs m'ont renvoyé vers un article où on tentait d'expliquer qu'on avait "diabolisé" les propos d'Ahmadinejad et qu'il n'avait pas dit qu'il souhaitait que les juifs soient jetés dehors mais que le régime de l'état juif le soit. Mais lisez ce qui est écrit sur l'estrade : " Le monde sans le sionisme ". Le sionisme, prôné par Théodor Herzsl est le droit des Juifs à revenir sur "leur" terre ( après une absence de dix-sept siècles, il est vrai ..). Ce retour est un fait, depuis un demi-siècle. Faire abstraction de ce mouvement sioniste revient à nier aux Juifs tout droit à s'implanter en Palestine, ce qu'ils ont commencé à faire dès l'avant-guerre (de 39-45). Par la suite l'ONU a légitimé cette situation en 1947. C'est comme ça.

 

En rouge, le territoire initialement concédé en 1947 par l'ONU aux Juifs.
En vert les territoires sous contrôle arabe.
Notez cette vaste portion de territoire créé comme "zone internationale".

Vous noterez que la Cisjordanie était hors concession ( elle se situe à droite de la Mer Rouge ). Les Arabes, coalisés ( Egypte, Jordanie, Syrie ) pensèrent qu'ils pourraient s'opposer à cette décision de concession de territoire et entamèrent les hostilités, refusant de reconnaître ce qu'ils considéraient comme la création illégitime d'un état sur leur propre sol. C'était sans compter sur la pugnacité des Juifs, se battant "le dos au mur". Cette violente réaction contribua à créer au sein de l'Etat d'Israël un climat ... panaoïaque. La suite de cette histoire judéo-palestinienne n'est que la poursuite d'un entêtement simplement irréaliste de la part des Arabes ( pensez à Nasser qui voulut jouer les Saladin et se lança dans cette rocambolesque aventure nommée plus tard "la guerre des six jours", qui entraîna ... la prte de la Cisjordanie ), qui nous amène aujourd'hui à une confrontation entre deux ethnies dont l'une possède l'arme nucléaire ( quelle peut mettre en oeuvre à partir de ... sous-marins ) et l'autre semble bien être en passe de l'acquérir.

Les Anglais qui géraient cette partie du monde ont fini par la quitter, sous l'effet d'un terrorrisme juif assez violent ( eh oui..), mené par la Haganah, l'armée secrète juive. Revoyez cette histoire récente de la Palestine dans

http://www.jp-petit.com/Israel_Palestine/Histoire_Palestine/Histoire_Palestine1.htm

De toute façon il existe un contentieux pesant, que la plupart des gens ignorent, ou passent sous silence et qui se réfère au "représentant de l'autorité palestienne pendant la guerre de 39-45, en l'occurence le Grand Mufti de Jérusalem. Faites "Grand Mufti" sur Google et ... débrouillez-vous pour vous faire votre propre idée. Mais il reste des faits, passés sous silence. Le Grand Mufti est allé en Allemagne rencontrer Hitler en 1941 :

 

Rencontre entre le Grand Mufti de Jérusalem, Al Husseini et Hitler à Berlin, en 1941

 

Ce ne sont pas des photos truquées ni des manipulations de faits historiques. Il faut avoir le courage de les montrer. Les choses sont allées très loin. Pendant toute la guerre cette "autorité palestinienne" a flirté avec l'Axe. Il y a eu des "légions de Musulmans" enrôlées par les Nazis ( de même que nous, Français, avons eu notre "légion Charlemagne de Nazis français, ne l'oublions pas ! ). Ici nous avons le Grand Mufti serrant la cuillère à .. Himmler. Vous imaginez la tête de Juifs revoyant de telles images.

 

Rencontre entre le Grand Mufti de Jérusalem et ... Himmler

Voici ces " SS musulmans ", pour la plupart Bosniaques ( ce qui explique en partie le réglement de compte Serbo-Bosniaque ). Ceux-ci avaient la réputation de s'illustrer lors des exactions commises contre des civils.

 

SS musulman " Hanschars" pendant la seconde guerre mondiale

Salués par le Grand Mufti :

 

Le Grand Mufti effectuant le salut nazi devant la légion des SS musulmans

 

La destruction du peuple juif était déjà à l'ordre du jour chez ceux-là ( un courant minoritaire mais désagréablement "voyant" qu'on ne doit pas confondre avec "le peuple palestinien", bien évidemment ). Mais est-ce qu'on imagine les traces que cela a laissé ? Quand l'ONU a créé "l'Etat Juif" en plein territoire palestinien, il existait déjà un contentieux historique lourd. Ces documents dont personne ne parle, mais auxquels vous aurez aisément accès ne sont pas des montages. Cela ne signifie nullement que "les Palestiniens se soient rangés aux côtés des Nazis", de même que l'existence de la Légion Charlemagne ne montre pas que "les Français aient fait de même". On doit évidemment considérer ces éléments comme des exceptions. Mais cela montre simplement que, comme en France, il existait et existe probablement toujours un courant, une composante extrêmiste violemment antisémite.

En résumé, la situation Israélo-Palestinienne, c'est pas du gâteau....

Hier je voyais un les leaders du Hamas palestinien, le plus médiatique d'entre eux, reconnaissable à sa barbe teinte en rouge, au henné ( pour mieux ressembler au prohète ) qui réaffirmait "que jamais les Palestiniens ne reconnaîtraient Israël" et cela alors même que les pays occidentaux, coupant leur aide financière à la Palestine, plongent le pays dans une crise totale et immédate en privant ce pays, dont la vie économique est totalement artificielle et tient dans les faits d'un service de réanimation, dans une crise alimentaire immédiate grave.Un journaliste disait :

- Aujourd'hui, si un référendum avait lieu, les gens se prononceraient massivement pour la reconnaissance de l'Etat d'Israël.

Mais rappelez vous que l'assassinat du président Egyptien, qui avait opté pour cette position de simple réalisme historique ( Acceptation de souscrire à une invitation à la Knesset, le parlement istaélien, puis signature des accords de Camp David ).

 

Anouar el Sadate, le président Egyptien assassiné en 1981 par des Islamistes

 

En comparaison les leaders du Hamas ressemblent à des "politiciens-suicides". Ils continuent de légitimer la lutte armée, les attentats-suicides, comme s'ils souhaitaient que le pays plonge dans un bain de sang. On se demande vraiment ce que que ces gens ont dans la tête. Mais vous verrez plus loin, dans le texte de Pomagalsky que les faucons américains croient de leur côté qu'une attaque d'envergure limitée devrait entraîner la chute du régime des Mollah, à Téhéran ! Ce sont ceux-là qui imaginaient que les Irakiens accueilleraient à bras ouverts les G.I. "venus les libérer" et se dirigeraient immédiatement vers "les bienfaits de la démocratie", tandis que l'Oncle Sam se dépècherait de privatiser tous les services publics du pays et, se hâtant de "sécuriser" en priorité le ministère du pétrole, laissait les Irakiens sans eau, sans police, sans soins médicaux, tandis que des bandits mettaient le musée de Bagdad à sac en toute impunité. .

Qu'est-ce que tous ces gens-là ont dans la tête ?

En fait les ressortissants des différents pays semblent installer au pouvoir des gens qui mènent des politiques qui, finalement, ne reflètent pas la volonté populaire. Et sur ce plan nous n'avons nous, Français, aucune leçon à donner à personne. Il est vrai que les motifs qui poussent les citoyens à glisser des bulletins dans les urnes sont complexes. Aux Etats-Unis le premier réflexe est la peur. En Palestine c'est une réaction devant la corruption, qui installe dans une chambre des députés des extrêmistes prêts à plonger le pays dans toutes les impasses.

L'histoire actuelle évoque ce cri qui avait jadis fait réagir l'intellectuel espagnol Miguel de Unamuno, qui avait entendu les légions de Franco crier à pleins poumons

 

Vive la Mort !

 

archaïsme mental sur lequel les psychologues et les physiologistes devraient peut être un jour se pencher. On pense au livre "ces malades qui nous gouvernent".

Nous sommes gouvernés par des malades, mais aussi par par de complets imbéciles en costumes trois-pièces. C'est un point que, souvent, ne suspectent pas les lecteurs, les télespectateurs. Pour être un homme politique il faut simplement savoir poser sa voix, avoir le bon regard, la bonne gestuelle. Je me rappelle ce que m'avait dit un journaliste de la revue " Actuel" avant un de mes passages à la tévision ( mon dieu, comme je me passe bien de ces séances clownesques ! ) :

- Ce qui compte, à la tévision, ça n'est pas ce que tu dis, c'est ce que tu dégages

( le premier qui avait vraiment bien compris cela c'était de Gaulle )

Villepin, avant que l'absurdité de son ordonnance n'éclate au grand jour "dégageait bien". Nous sommes entourés d'hommes politiques qui "dégagent". Si vous les aviez approchés de très près, partagé leur quotidien, comme cela a été mon cas pour plusieurs d'entre eux jadis vous seriez effarés de voir à quel point ce sont des gens très ordinaires, d'une intelligence très limitée, obsédés par l'image, la couleur de leur cravate, la robe choisie, et le ton de leur voix. Aidés de "conseillers en communication" il répètent "les gestes qui portent" et en sont parfaitement conscients. Ils savent pertinemment que le contenant compte plus que le contenu. Rafarin a usé jusqu'au bout de son image de Proviseur de Lycée. D'autres jouent les play-boys, les joggers, les sauveurs, les indispensables, les visionnaires, les "premier flic de France", les "plus grand économiste du pays" ( Raymond Barre ). Mais je peux vous assurer que dans ces têtes-là il n'y a ... rien. Pas de véritables idées. Leurs vastes cerveaux sont peuplés de courants d'air.

Ces ce qui ressort de l'analyse du bras de fer lancé par "le beau Villepin", le chéri de ces dames, qui n'en finissait plus de répéter "qu'il avait des couilles". C'est bien lui le responsable des dégâts que l'on recense maintenant dans les rues, dans les universités et qu'on montre au petit écran.

- Quel gâchis.....

Mais qui est le véritable responsable de ce gâchis, sinon cet imbécile de Villepin ? Et quel journaliste le rappelle, alors que les chaînes montrent les dépradations imputables aux débordements estudiantins dans les universités ?

Qui, dans ce monde, recherche de véritables solutions, correspondant à un "développement durable", à une authentique recherche d'équilibre ? Comment ne pas réagir aux propos récemment tenu par le Chéri-Bibi de la gauche, alias Claude Allègre, chaud partisant du "tout nucléaire", qui passait récemment chez Ardisson face à Mamère, lequel évoquait sa récente condamnation au profit d'un trust américain semencier Mosanto ? Allègre qui vantait aussi les mérites des OGM, tandis que Mamère tentait de manière pathétique d'invoquer le principe de précaution. Quelle imagination chez cet ancien ministre, nous annonçant dans son récent livre que "d'ici cinquante tout vas s'arranger et se stabiliser", tandis que l'astrologue Elisabeth Teissier, également présente sur le plateau ajoutait "si nous parvenons jusque là ..."

Personnellement je cherche au milieu de ce brouillard une lueur d'espoir en poursuivant une enquête sur les travaux de Gerold Yonas ( laboratoires Sandia, Nouveau Mexique ), sur ... la fusion propre, non-polluante. La percée récente me semble indiquer une piste salvatrice, ce qui ne semble paradoxalement intéresser personne et en tout cas pas nos revue de vulgarisation scientifique ( pas plus qu'Allègre, notre ancien ministre qui joue les futurologues ), alors que ce résultat, ces deux milliards de degrés obtenus de façon imprévue sont indéniables. Une solution qui serait susceptible de fournir aux Chinois l'énergie dont ils ont légitimement besoin. Vous lirez dans le texte de Pomagalsky une phrase qui fait réfléchir :

Si les Chinois devaient consommer autant d'énergie que les Américains,
à la fois au plan des ressources en énergie qu'au plan de la pollution ,alors il faudrait ... une autre planète !

J'ai mis mes lecteurs sur une recherche de documentation à propos de cette affaire des deux milliards de degrés. Il se trouve que c'est un résultat très récent (l'article ci-après est daté du 24 février 2006 !). Voyez ce papier issu de la très sérieuse revue Physical Review Letters, que j'ai acheté en ligne pour vingt-cinq dollars. Regarder le chiffre entouré en rouge. Il s'agit bien de "plus de deux milliards de degrés", chiffre confirmé par Yonas lui-même ( devenu sous directeur des labos Sandia ), avec qui je suis personnellement en contact par mail. Vous noterez qu'aucune grande revue de vulgarisation scientifique comme Science et Vie, la Recherche, Pour la Science, Ca m'intéresse, etc... n'a fait sa couverture avec cette nouvelle stupéfiante. .

 

 

Pour ceux qui n'entendent pas la langue de Shakespeare je vais traduire à grands traits. Le papier reprend des résultats obtenus avec une Z - wires array pinch machine ( une machine qui comprime un plasma selon un axe, "l'axe OZ" à l'aide d'un "systèmes de fils d'acier ). Cette machine avait été conçue comme "source de rayons X" ( x-rays source ). Dans les premiers temps, ce qui n'est pas dit ici, les températures obtenues étaient restées inférieures à 3 millions de degrés. Mais là, il s'agit d'un gain d'un facteur mille en température. Prenons la phrase :

Recent time-resolved iron spectra at Sandia confirm a ion temperature Ti of over 200 keV ( 2 x 10 9 degrees ), as predicted by the theory. They are believed to be record temperatures for a magnetically confined plasma.

Traduction :

L'obtention récente d'enregistrements de spectres émis par le fer, avec évolution au cours du temps, confirment une tempétaire ionique (celle des noyaux de fer et non des électrons ) de plus de 200 kilo électrons-volts ( un électron volt équivaut à 11.600°) c'est à dire de deux milliards de degrés, comme le prévoyait la théorie. On considère comme crédible que ces enregistrement spectraux représentent la mise en évidence de la température dans ce plasma confiné magnétiquement.

L'article décrit la méthode d'enregistrement de tels spectres. Les auteurs tentent aussi d'expliquer pourquoi l'énergie dégagée par le cordon de plasma d'un millimètre et demi de diamètre excède d'un facteur 3 à 4 l'énergie cinétique incidente des atomes de fer jetés les uns contre les autres, selon l'axe de symétrie du système :

The are some difficiculty in understanding how the radiative energy in a wire-array Z - pinch to be up to 4 times the kinetic energy [1,4] and how the plasma pressure could be sufficient to balance the magnetic pressure at stagnation if electron and ion temperature are equal. In fact, theoretically the excess magnetic pressure should continue to compress the plasma leading to a radiative collapse

Traduction :

On éprouve une certaine difficulté à comprendre comment l'énergie rayonnée par ce système qui produit un pincement selon l'axe OZ, basé sur un arrangement de fils d'acier peut excéder d'un facteur atteignant 4 l'énergie cinétique ( incidente) et comment la pression dans le plasma ( n k T , où n est le nombre de densité des ions, k la constante de Boltzmann et T la tempéraure absolue des ions ) pourrait être suffisante pour pouvoir s'opposer à la pression magnétique ( B2/ 2mo) quand les conditions de "stagnation" se présentent, c'est à dire lorsque le mouvement de convergence radial s'arrête, quand les températures électroniques et ioniques sont égales. De fait, théoriquement, l'excès de pression magnétique devrait continuer à comprimer le plasma, entraînant son collapse radial selon l'axe.

A cela Yonas m'a fait remarque dans un mail récent que les 19 millions d'ampères continuaient à passer, une fois que le fin cordon de plasma s'était constitué selon l'axe et que ceci produisait un chauffage ohmique additionnel, outre celui qui résulte de la compression par les forces électromagnétiques. Cet effet de chauffage ohmique s'ajoute au transfert d'énergie par instabilité MHD invoqué dans ce papier pour expliquer cette montée en température imprévue (...).

Affaire à suivre, vite.

Mais revenons au thème général.

Les données géopolitiques deviennent de plus en plus folles. C'est ce qui se dégage des éléments collectés par Pomagalsky, qui évoquent des scénarios plus catastrophiques et suicidaires les un que les autres.

La barbarie latente, atroce, extrême, quant à elle, est présente partout et ne demande qu'à s'exprimer. Allez voir ce document où on voit une espèce d'obèse Américain initier une fillette qui ne doit pas avoir plus de huit ans au tir à la mitraillette lourde. Il devrait y avoir des lois pour interdire, punir de pareilles choses. Mais aux Etats-Unis ceci est ... parfaitement légal.

- We are a free country ! Nous sommes un pays libre, parfaitement libre de mettre un tel engin à tuer entre les mains d'un enfant.

A quand le prochain " Bowling Colombine " ?

N'y a-t-il pas dans le tréfond de chacun, et dans le cerveau des leaders que les hommes mettent en place et dans leur propre cerveau un parfum de maladie mentale, l'expression d'un "cerveau reptilien", d'un archaïsme anachronique ?

Mais passons la parole à Pomagalsky. Faites votre tri, essayez de vous faire votre propre idée au milieu de ces scénarios possibles.

 

 

La guerre en Iran (2)

RAPPEL : L’IRAN DETIENT LE DEUXIEME STOCK DE PETROLE AU MONDE

FACTEURS MAJEURS DECLENCHEURS DE LA PROCHAINE CONQUETE AMERICAINE DE L’IRAN :

- L’EMERGENCE DU FUTUR ENNEMI DES ETATS-UNIS: LA CHINE (LE MEILLEUR MOYEN POUR RALENTIR ET CONTROLER SA CROISSANCE EST DE TENIR LES ROBINETS DU PETROLE)

- L’ASSECHEMENT DES GISEMENTS DE PETROLE ET D’URANIUM (LE CONTROLE D’UNE ENERGIE RARE EST LA CLE DE LA DOMINATION MONDIALE)

- LA CRISE DU DOLLAR A VENIR ( SI WASHINGTON NE MET PAS LE HOLA A LA VOLONTE IRANIENNE D’OUVRIR UNE BOURSE DU PETROLE EN EUROS, L’AMERIQUE COURT VERS UNE CRISE FINANCIERE DE GRANDE INTENSITE)

FACTEURS MINEURS DECLENCHEURS DE LA PROCHAINE CONQUETE AMERICAINE DE L’IRAN :

- LA FIN DU PACTE AMERICANO-SAOUDIEN : PETROLE CONTRE PROTECTORAT, ET L’HOSTILITE CROISSANTE DE L’ARABIE SAOUDITE ENVERS WASHINGTON

- LE CONTROLE MOMENTANE DU POUVOIR PAR LES FAUCONS AUX ETATS-UNIS

PRETEXTES POUR ATTAQUER L’IRAN :

- LE DEVELOPPEMENT DE L’ARME NUCLEAIRE EN IRAN

- UN PAYS TERRORISTE (NUMERO 1 DE L’AXE DU MAL (*))

(*) le 17 mars 2006 un document de la Maison Blanche définissant la stratégie pour la sécurité nationale place l’Iran en tête de liste des pays qui constituent une menace pour les intérêts américains dans le monde. Source : tous journaux.


L’Iran

L’Iran est un acteur majeur du jeu géopolitique, disposant des secondes réserves pétrolières au monde (11,7%) derrière l’Arabie saoudite (25%) et devant l’Irak (10%) et des secondes réserves mondiales de gaz naturel derrière la Russie. Cela explique l’intérêt croissant des Etats-Unis vis-à-vis de cette nation classée parmi « l’axe du mal ». On peut penser que c’est en réaction à cet intérêt trop marqué que l’Iran, par mesure de protection, a développé un programme nucléaire et a été poussé à construire une industrie de défense conventionnelle : d’une part le pays a un sentiment d’encerclé, les Etats-Unis étant militairement présents sur toutes ses frontières maritimes et terrestres (Turquie, Irak, Koweït, Bahreïn, Arabie saoudite, Qatar, Oman, Pakistan, Afghanistan) ; d’autre part, ses sites sont vulnérables car concentrés à proximité de l’Irak (deux régions, le Lorestan et le Khouzestan, recèlent 90% de son pétrole) ou sur des plates formes off-shore dans le Golfe. Le Japon, deuxième pays consommateur aujourd’hui, a entamé une forte coopération avec l’Iran depuis 2000, date à laquelle l’Arabie saoudite a mis fin à un contrat exclusif d’exploitation de gisements pétroliers conclu avec le Japon. La Chine est également un client et un partenaire privilégié de l’Iran.

La plus grande partie des découvertes à ce jour est localisée dans un petit nombre de gisements géants dont la plupart ont été trouvés dans les années 1960 en se fondant sur des prospectives connues de longue date des explorateurs de BP. Des bruits de découvertes importantes à Bushehr ont couru récemment mais il s’avère qu’il s’agit de gisements connus depuis longtemps : du pétrole lourd à haute teneur en soufre sans importance notable. Les découvertes futures viendront probablement de forages offshore.
L’Iran, co-fondateur de l’OPEP en 1961, a le profil typique de la production pétrolière à deux pics de ses pays membres. Le premier pic a été dépassé en 1974 (à 6,1 millions de barils par jour) pour tomber dans creux en 1980 (1,2 Mb/j), avant de remonter à 3,4 Mb/j en 2002. En termes de ressources, la production pourrait monter jusqu’à un deuxième pic aux alentours de 2009, si les conditions d’exploitation et de financement sont réunies, avant d’entamer son déclin final de 2,6% par an. Dans la pratique, cette prévision serait rendue caduque par une attaque américano-israélienne.

 

La guerre pour le pétrole – visées sur l’Iran

Les grandes batailles de demain seront liées à la maîtrise des sources énergétiques pour la grande consommation et aux effets de la globalisation. A l’approche du Pic pétrolier, le monde joue les dernières cartes de l’intervalle industriel. Si les Etats-Unis ne gagnent pas un quasi-monopole des flux de ressources mondiales, ce sera la Chine – maintenant principal consommateur mondial d’acier, de grains, de viande et de charbon – qui le fera. La Chine gagne déjà des contrats pétroliers à long terme en Arabie Saoudite, en Iran, au Vénézuéla et au Nigeria, elle cherche à obtenir une part considérable de la production canadienne et a tenté de prendre possession de la compagnie américaine Unocal. Tandis qu’en surface, les Etats-Unis et la Chine commercent poliment (les Américains achètent bon marché des marchandises chinoises, les Chinois investissent leurs économies dans les bons du Trésor américains pour permettre aux Américains de s’offrir encore lus d’importations chinoises) l’un et l’autre recherchent une position dominante tandis que débute la partie finale. Si les Etats-Unis en restaient là, leur économie serait à la merci de la Chine qui pourrait décider de vendre ses portefeuilles en dollars. La stratégie qu’emprunte des Etats-Unis pour se maintenir à flot est visiblement de se transformer en usine de guerre pour conquérir et garder coûte que coûte le contrôle des flux de ressources mondiaux, et principalement le contrôle du pétrole.

« Si la Chine consommait autant d’énergie que les Etats-Unis en une journée, il faudrait 100 millions de barils de pétrole supplémentaires », explique Jacques de Boisséson, directeur des relations internationales chez Total. En termes de ressources, cela représente une deuxième planète. On comprend dès lors l’empressement des Etats-Unis à contrôler la majeure partie de la production pétrolière dans les meilleurs délais. Ce contrôle lui permettra non seulement de satisfaire ses propres besoins énergétiques et de favoriser la prédominance du pétrodollar, mais également de contraindre le développement chinois en maîtrisant une partie de ses accès aux ressources pétrolières. Quant à la rapidité des manœuvres, les Etats-Unis profitent aujourd’hui à la fois de leur avantage militaire actuel sur la Chine, qui ira en s’amenuisant dans l’avenir, et de la présence aux leviers de commandes à Washington des aigles les plus décidés. Cette maîtrise du pétrole passe en premier lieu par la maîtrise du Moyen-Orient qui concentre la majorité des réserves mondiales, c'est-à-dire les trois pays suivants : Arabie saoudite, Irak, Iran. L’équation posée, il ressort que l’Iran va tomber prochainement dans l’escarcelle des Etats-Unis, cela paraît inévitable.

 

L’Iran, la nouvelle cible

Après le 11 septembre 2001, George W.Bush a décrété l’existence d’un « axe du mal », comportant les nations suivantes : l’Iran, l’Irak et la Corée du Nord, jugeant souhaitable de réaliser un changement de régime dans les trois pays. On sait ce qu’il est advenu de l’Irak. En 2004, après sa seconde réélection, Bush et son secrétaire d’Etat Condoleezza Rice ont évoqué une « guerre à la tyrannie », dont les cibles que l’on peut reconstituer à travers les discours des fonctionnaires du gouvernement seraient : la Syrie, le Soudan, le Yémen, l’Algérie, la Malaisie, l’Indonésie, la Georgie, la Somalie, et, en tête de peloton, l’Iran. Richard Heinberg, rédacteur en chef de MuseLetter, résume parfaitement la situation à la fin juin 2005 : « Il y a de bonnes raisons de présumer qu’une campagne américaine contre l’Iran va débuter dans quelques mois et qu’elle servira d’ouverture pour la phase suivante, très élargie, de ce qui s’avère en fait être une guerre mondiale pour le pétrole du XXI ème siècle ». Effectivement, d’excellentes raisons permettent de penser cela.

 

L’Iran, déjà convoité par le passé

William Knox d’Arcy, un explorateur d’origine australienne, en 1901, persuada le Shah de Perse de lui accorder les droits miniers sur le pays, pour une durée de soixante ans, en échange de quelques milliers de livres et d’une part de 16% sur le montant des recettes.
Du pétrole découvert en 1908 naquit l’Anglo-Persian Oil Company - qui deviendrait la British Petroleum (BP) par la suite - sous la pression britannique qui cherchait des approvisionnements sûrs au Moyen-Orient. En 1921, l’officier Reza Khan accéda au pouvoir par un coup d’Etat et fonda la dynastie Pahlavi. Il engagea son pays sur la voie de la modernisation et obtint de meilleures conditions contractuelles avec BP. Subissant une pression commerciale et politique de la part de la Grande-Bretagne et de la Russie, le Shah se rapprocha de l’Allemagne avant le début de la seconde guerre mondiale. La Grande-Bretagne et la Russie envahirent l’Iran en 1941 et brisèrent la résistance : le Shah capitula, son fils monta sur le trône et déclara la guerre à l’Allemagne en 1943. Malgré ce rappel à l’ordre, l’Iran réitéra son acte d’émancipation de la tutelle britannique quelques années plus tard. Son premier ministre Mohammed Mossadeq nationalisa la concession de BP pour répondre aux besoins internes de financer la modernisation du pays, ce à quoi la Grande Bretagne répondit par un blocus et une citation de Mossadeq devant la Cour mondiale de justice qui statua en faveur de celui-ci. Malgré ce soutien, Mossadeq fut promptement renversé par une action conjointe des services secrets britanniques et de la CIA. En conséquence, le Shah accorda des droits pétroliers à un consortium d’entreprises anglo-américaines qui régnèrent jusqu’en 1978, date à laquelle le Shah Reza Pahlavi refusa la proposition de BP de renouveler pour 25 ans sa concession d’extraction pétrolière. Dans son livre « A Century of War : Anglo-American Oil and the New World Order » paru en 2004, William Engdah établit clairement le lien entre la révolution Khomeinienne qui mit l’Ayatollah au pouvoir en 1979 et les intérêts anglo-américains. Face au refus du Shah concernant la poursuite du monopole pétrolier existant, la CIA et les services secrets britanniques ont œuvré pour sa destitution et son remplacement par Khomeiny. Cette décision de la part des stratèges américains de favoriser l’essor de l’islamisme radical au Moyen Orient s’explique par la volonté de dresser les pays arabes les uns contre les autres afin, premièrement, d’éradiquer la montée en puissance des nationalismes arabes laïques engagés sur la voie de la modernisation ; deuxièmement, de saborder l’influence soviétique dans la région, et notamment de le combattre en Afghanistan par soldats islamistes interposés ; troisièmement, de fournir un nouvel ennemi commode en remplacement des soviétiques après la guerre froide. Il ne serait guère surprenant que, par la suite, la guerre Iran-Irak ait été secrètement fomentée par les Etats-Unis pour continuer d’affaiblir les deux pays, l’Irak ayant été massivement soutenue et approvisionnée en armement par les Etats-Unis durant cette période.

 

Les trois vraies raisons de la future attaque contre l’Iran

La première raison, loin en tête, consiste évidemment dans la richesse pétrolière et gazière du pays, et dans sa position géographique stratégique qui le relie au Moyen Orient et à l’Asie centrale, nul besoin de s’étendre plus sur le sujet.
La seconde tient en ce que l’Iran manifeste souvent sa rhétorique antiaméricaine, avec une capacité de déstabiliser la région en prêchant un Islam hostile, et a dernièrement resserré ses liens économiques et militaires avec la Russie et avec la Chine. Le pays fournit du pétrole à la Chine, contre de la technologie et des armes, ce qui est insupportable aux yeux de Washington.
Enfin, l’Iran projette d’établir une bourse pétrolière régionale. Alors que le ministre du pétrole et le ministre des Affaires économiques et des finances s’apprêtent à signer un mémorandum d’entente, le directeur des technologies de l’information de la National Iran Oil Company a déclaré à l’agence de presse Fars que des produits de la pétrochimie, du pétrole brut et des produits du pétrole et du gaz s’échangeront au sein de cette bourse qui contribuerait à faire de l’Iran le pivot des marchés pétroliers dans la région. Avec le recul nécessaire, on s’aperçoit que l’inscription des ventes mondiales de pétrole en dollars a maintenu artificiellement la force du dollar depuis 1974, permettant à Washington d’augmenter sa dette publique et son déficit commercial. L’action de Téhéran pourrait causer un effondrement du dollar. L’Irak fut la première nation, en 2000, à vendre son pétrole en euros, et le premier geste des forces d’invasion américaines a été de ré étalonner les ventes de pétrole irakien sur le dollar. Dans un article du 27 octobre 2004, Clark fait l’analyse suivante « comme pour la guerre d’Irak, les opérations imminentes contre l’Iran sont liées à la macroéconomie du recyclage du pétrodollar et au défi (qui n’a pas été ébruité) que représente l’euro en tant que monnaie alternative des ventes pétrolières, pour la suprématie du dollar américain. A franchement parler, l’opération « Liberté pour les Irakiens » était une guerre conçue pour installer une marionnette pro-américaine au pouvoir, établir une multiplicité de bases militaires avant le début du Pic pétrolier, et reconvertir l’Irak aux pétrodollars dans l’espoir de contrecarrer toute avancée de l’OPEP vers l’euro comme monnaie alternative des transactions pétrolières. D’un point de vue purement économique et monétaire, un système pétroeuro est une évolution logique, étant donné que l’Union Européenne importe davantage de pétrole des pays de l’OPEP que ne le font les Etats-Unis, et que l’Union Européenne représente, pour les pays du Moyen-Orient, 45% de leurs importations. L’un des cauchemars de la Réserve Fédérale pourrait voir le jour en 2005 ou 2006 quand il deviendra manifeste que les acheteurs internationaux ont le choix entre acheter un baril de pétrole pour 50 dollars américains sur le NYMEX et IPE, ou acheter un baril de pétrole pour 37 à 40 euros via la bourse iranienne. Une bourse iranienne gagnante ferait du pétroeuro une solide monnaie alternative de transactions pétrolières, et mettrait ainsi fin au statut hégémonique du pétrodollar en tant que monnaie détentrice du monopole pétrolier ».

 

Les deux faux prétextes de la future attaque contre l’Iran

Le premier d’entre eux, celui qui seul est capable de remporter l’adhésion de la collectivité occidentale et peut-être du Conseil de Sécurité de l’ONU est celui du nucléaire militaire. Selon les services occidentaux, il est probable que l’Iran sera capable de produire une bombe nucléaire entre 2008 et 2010. Les systèmes de lancement de missiles en mesure d’atteindre Israël et des bases américaines au Moyen Orient ou en Asie centrale sont déjà installés. Du point de vue Iranien, cependant, le développement d’une force de dissuasion nucléaire est tout à fait censé étant donnée la récente invasion de l’Irak par les Etats-Unis.
Jane’s Defence weekly, en date de décembre 2004, indique que des officiels du gouvernement Bush ont déclaré que l’Iran travaille simultanément sur une arme nucléaire et un missile, le Shahab 3A/Shahab 4, spécialement modifié pour emporter cette arme, et que l’Iran est plus en avance que prévu dans ce programme. Le groupe d’opposition iranien NCRI affirme que les travaux sont poursuivis par le Shahid Karimi Industrial Group au sein du complexe industriel d’Hemmat au nord est de Téhéran. Un récent rapport de la CIA au Congrès stipule que la Russie joue un rôle important dans le développement des missiles balistiques iraniens, allant jusqu’à son autosuffisance dans la fabrication. Le rapport pointe également du doigt l’assistance chinoise et nord-coréenne dont bénéficie l’Iran. Les entreprises chinoises suspectées de collaborer au programme nucléaire iranien sont : QC Chen, Wha Cheong Tai Company, Liaoning Jiayi Metals et Minerals Company Ltd et Shangai Triple International Ltd. La firme Nord Coréenne est Changgwang Sinyong Corporation.
Autre pomme de discorde officielle : la centrale nucléaire en construction de Bou-Sher, dont l’uranium enrichi pourrait servir à la confection de charges nucléaires armant des missiles que l’Iran possède déjà. Le président Ukrainien a d’ailleurs reconnu que son prédécesseur avait procuré à l’Iran quelques missiles X55, la Russie servant d’intermédiaire dans la transaction. En France, le colonel Cagnat confirme que « les Iraniens seraient déjà capables de délivrer des charges nucléaires à moyenne distance (Israël) et qu’ils pourraient disposer de ces charges en 2006 ».

Thérèse Delpech, chercheur associé au CERI, dans un article du Figaro du 19 août, écrit que les Iraniens ont déjoué la surveillance de l’AIEA concernant la phase de la conversion de l’uranium, et que plus rien ne s’oppose à ce qu’ils passent à la phase suivante de l’enrichissement, une phase quasiment incontrôlable par un organisme tel que l’AIEA parce que facilement camouflable. La conversion est une étape précoce du cycle du combustible et c’est le point le plus vulnérable du programme iranien car la localisation de l’usine d’Ispahan est connue et il n’y a pas d’équipements clandestins de cet acabit sur le territoire iranien. Le point essentiel de contrôle de l’AIEA se situe donc là. En revanche, une fois la conversion achevée, les produits convertis peuvent être déménagés, stockés dans des endroits secrets, puis enrichis dans des ateliers de centrifugeuses clandestines. C’est l’hypothèse de travail de tous ceux qui suivent le dossier iranien. On se rappelle qu’en 2004, juste avant une inspection de l’AIEA, six bâtiments avaient été rasés sur le site de Lavizan et la terre était creusée de plusieurs mètres pour empêcher les prélèvements. On se remémore aussi la déclaration du négociateur du précédent régime iranien, Hassan Rohani, qui avouait que l’Iran avait pu assembler un grand nombre de centrifugeuses. De combien de temps l’Iran a-t-il besoin pour achever sa campagne de conversion reprise extrêmement rapidement à l’usine d’Ispahan ? D’un mois et demi selon les experts, durée suffisante pour fournir suffisamment d’hexafluorure d’uranium pour plusieurs têtes nucléaires dont les vecteurs d’armes existent déjà. Durée si courte que la conversion est pratiquement acquise. « Quelle que soit la détermination des différents acteurs (AIEA, Conseil de sécurité de l’ONU, etc…) L’Iran aura donc sa bombe, et tous ceux qui ont déclaré que ceci était inacceptable devront faire face aux conséquences de leur choix d’août 2005 » souligne Thérèse Delpech.

Face à cette menace nucléaire indubitable, mais qui réjouit Washington en lui donnant un prétexte rêvé d’intervention, l’Amérique sort le grand jeu : « La question iranienne sera réglée, par le recours à la force s’il le faut », déclare Condoleezza Rice le 14 avril 2005. Dans son discours sur l’état de l’Union, le 2 février 2005, le président Bush clame : « Aujourd’hui, l’Iran demeure le principal état commanditaire de terreur au monde, tournant ses efforts vers l’armement nucléaire tandis qu’il prive son peuple de la liberté qu’il recherche et qu’il mérite ».

Le second prétexte, qui vient en appui du premier comme on l’a compris du discours sur l’état de l’Union, participe de ce que Washington nomme « la guerre contre la tyrannie ». Le régime des Mollahs est décrit comme obscurantiste et irrespectueux des droits de l’homme. Mais l’élection surprise d’Ahmadinejad autorise une dernière pirouette : les Américains se sont empressés de dépeindre l’ancien maire conservateur de Téhéran comme un ancien terroriste. Sans cela, il leur était difficile d’affirmer, et surtout de prouver, que l’Iran était un état commanditaire de terreur au monde et de faire le lien avec Al Qaida. Déjà cité à propos de la prise d’otages de l’ambassade américaine à Téhéran en 1979-80, le nom d’Ahmadinejad apparaît début juillet 2005 dans une sombre affaire de meurtres d’opposants commis à Vienne le 13 juillet 1989. Ce jour là, des tueurs encagoulés assassinent trois opposants kurdes, dont Abdhul Rahman Ghassemlou, alors dirigeant du parti démocratique du Kurdistan d’Iran et professeur d’économie à Prague. Les services secrets iraniens sont soupçonnés, mais l’affaire est étouffée. Du moins jusqu’à l’arrivée au pouvoir et les révélations en série sur son passé de jeune pasdaran – gardien de la révolution. Le ministère autrichien de l’intérieur a annoncé le 2 juillet 2005 détenir des documents remis par le porte parole du mouvement écologiste autrichien, Peter Pilz. Ce dernier aurait obtenu d’un informateur « digne de foi » des informations compromettantes sur Amahdinejad. D’après cette mystérieuse source, baptisée témoin D, mais qui serait en fait un journaliste iranien établi à paris, Ahmad était le chef d’un des deux commandos envoyés à Vienne pour éliminer Ghassemlou. Il aurait récupéré des armes auprès de l’ambassade iranienne en Autriche puis s’y serait réfugié avant d’être exfiltré grâce aux pressions exercées par Téhéran sur le gouvernement du chancelier social démocrate Frantz Vranitsky. Selon Peter Pilz, « D » aurait recueilli en 2001 les confidences d’un ancien membre du commando, sans doute désireux de négocier un sauf conduit en Occident. Ahmadinejad est soupçonné de meurtre et devrait faire l’objet d’un mandat d’arrêt international, martèle le porte parole des verts autrichiens. Le 1 er juillet, le quotidien tchèque Pravo citait un autre opposant kurde, Hossein Yazdan Panah, selon lequel Ahmadinejad, au sein des gardiens de la révolution, était particulièrement chargé des opérations coup de poing à l’étranger. Démenties par les mollahs, ces accusations sont également démenties par l’analyste iranien du cabinet de relations publiques néoconservateur Benador Associates. Amir Taheri, s’en prend dans Gulf News aux attaques contre Ahmadinejad qui sont apparus dans la presse internationale. Pour lui, l’accusation concernant la participation du nouveau président à la prise d’otage de l’ambassade états-unienne de 1979 n’a aucun sens. Au contraire, Ahmadinejad s’était opposé à cette séquestration. En revanche, Kenneth Timmerman de la Foundation for Democracy in Iran, après avoir occupé pendant trois jours les pages du Washington Times, martèle sa propagande anti-iranienne dans le Jerusalem Post. Pour lui, pas de place pour le doute : Ahmadinejad est arrivé au pouvoir grâce à une élection truquée, c’est un extrémiste et il veut à tout prix développer le programme nucléaire iranien. Selon lui, l’Iran a acquis une quinzaine de têtes nucléaires avec le soutien du Pakistan, de la Chine et de la Russie et la complicité tacite de l’Allemagne. Aujourd’hui, Téhéran est à deux doigts d’équiper des missiles longue portée avec ces ogives et les États-Unis ne peuvent rien attendre du Conseil de sécurité de l’ONU. Il invite donc les États-Unis et Israël à frapper rapidement la République islamique.

 

Le ton monte contre l’Iran

Les prix Nobel de la paix ont été décernés le 7 octobre 2005 à l’Egyptien ElBaradei et à l’agence AIEA. La décision du comité Nobel intervient alors que la communauté internationale échoue à convaincre l’Iran de renoncer à son programme nucléaire. Shimon Pérès a estimé que cette décision était « un avertissement à l’Iran ». La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice a félicité l’AIEA et son directeur général. ElBaradei est pessimiste. Il ne cesse de s’inquiéter de la multiplication des programmes nucléaires à travers le monde, agitant le chiffre de 40 ou 50 pays qui pourraient devenir rapidement des puissances militaires nucléaires. Les journalistes, en soulignant l’opposition de ElBaradei à la guerre d’Irak, ont présenté cette récompense comme un coup d’épée envoyé en direction de Washington. « Une démarche que la Maison Blanche n’est pas prête de lui pardonner » écrit Laure Mandeville dans le Figaro du 8 octobre 2005 en se trompant lourdement dans son interprétation. Car au contraire, le rouleau compresseur de la communication américaine est en train de tracer imperturbablement son chemin jusqu’à la guerre. L’AIEA va clairement servir de levier pour faire avaler à l’opinion publique internationale cette guerre de plus. Washington essaie de faire passer l’agence pour un organisme réellement indépendant, voire anti américain, ainsi personne ne trouvera à redire quand l’AIEA déclarera, la larme à l’œil, que l’Iran est sur le point d’obtenir l’arme nucléaire.
Le ton monte encore, la propagande se fait plus insistante et attaque sur tous les fronts. Le 7 octobre 2005, Londres accuse l’Iran d’aider la rébellion en Irak. Tony Blair pointe du doigt Téhéran. Les Gardiens de la révolution auraient fourni de la technologie permettant d’améliorer la performance des explosifs employés dans les attaques contre des soldats britanniques. Petit à petit, on dresse la communauté internationale à penser que l’Iran est un pays voyou, terroriste, et que son industrie nucléaire est un danger pour le monde.
Alors que le chef de la diplomatie iranienne affiche un optimisme devant le soutien de la Russie qui refuse de renvoyer le dossier nucléaire iranien devant le Conseil de Sécurité de l’ONU, on rappelle dans le Figaro du 17 octobre 2005 que « des sources de renseignement occidentales ont révélé que d’anciens militaires russes ont secrètement aidé l’Iran à obtenir les technologies nécessaires à la fabrication des missiles », une manière comme une autre de déstabiliser Moscou. On apprend également que Condoleezaa Rice lance un avertissement à Téhéran accusé d’aide au terrorisme en Irak, et obtient le soutien de la France sur le dossier nucléaire, Jacques Chirac affirmant que « la perspective d’un Iran doté de moyens nucléaires militaires est inacceptable ». L’ambassadeur américain à l’ONU John Bolton monte à son tour au front et accuse l’Iran de s’être engagée dans un programme nucléaire depuis 18 ans et d’être susceptible « de les fournir à des terroristes ». Coup de théâtre le 27 octobre, le président iranien tend le bâton pour se faire battre : lors d’une conférence à Téhéran, il déclare « Comme l’a dit l’imam Komeyni, Israël doit être rayé de la carte ». Immédiatement, Israël taxe l’Iran de danger « évident et actuel » et réclame de porter le dossier iranien devant le Conseil de sécurité, ce qu’approuvent les Américains qui voient là une « confirmation » de leurs craintes. Alors que Mahmoud Ahmadinejab venait de réaliser le plus difficile, relancer le programme nucléaire tout en empêchant la saisine du Conseil de sécurité grâce à ses alliances stratégiques avec la Russie et la Chine, son « mot de trop » va permettre au gouvernement Bush de s’engouffrer dans la brèche. Tendance suicidaire ou manipulation ?

Une assemblée du groupe Bilderberg s’est déroulée du 5 au 8 mai 2005 à Rottach-Egern en Allemagne. D’après les sources du journaliste Daniel Estulin, Richard Haas, président du CFR, affiche sa volonté de ne pas partir en guerre contre l’Iran. Ses arguments, largement répandus au sein de la communauté internationale, sont que le pays est largement plus puissant que l’Irak et que les troupes américaines, enfoncées jusqu’aux yeux dans le bourbier irakien, devraient faire face à un ennemi plus robuste et mieux préparé. Quant à l’éventualité d’une frappe préventive seulement contre les sites nucléaires, elle irait à l’encontre du but recherché car les mesures de contre attaque de Téhéran iraient du déchaînement terroriste et du développement de l’instabilité en Irak, en Arabie Saoudite, jusqu’à une hausse des prix du pétrole susceptible de déclencher une crise mondiale. Mais Richard Perle, autre grand gourou de la politique des faucons américains, a expliqué son point de vue opposé. Selon la source du journaliste, une campagne serait envisagée contre l’Iran. L’inspecteur des armements pour l’Unscom Scott Ritter, a déclaré : « George W. Bush a signé les plans de bombardement de l’Iran en juin 2005 ».

 

Quel tour prendra la guerre ?

Le 17 février 2005, G.W. Bush a fait serment de soutenir Israël si ce dernier bombardait l’Iran pour tenter d’anéantir la capacité du régime islamique de construire une bombe atomique. « Il est clair que si j’étais chef d’Etat d’Israël et si j’avais entendu certaines déclarations d’Ayatollahs iraniens touchant à la sécurité de mon pays, je serais inquiet que l’Iran possède, lui aussi, une arme nucléaire. Et en cela, Israël est notre allié, et en cela nous nous sommes très fortement engagés à soutenir Israël. Nous soutiendrons Israël si sa sécurité est menacée ».
Tandis que les efforts européens cherchent à éviter une confrontation militaire, Guy Dinsmore, dans un article du Financial Times du 14 février, note que les officiels disent que le mieux qu’ils puissent faire est de gagner du temps, peut-être jusqu’à la fin de l’année 2006. Dans un article intitulé « The Coming Wars » (Guerres à venir), publié dans le New Yorker du 24 janvier 2005, le journaliste d’investigation Seymour Hersh rapportait que des équipes de commando américaines ont opéré en Iran pendant des mois, exécutant des missions de reconnaissance secrètes pour se renseigner sur les sites nucléaires, chimiques et de missiles afin de préparer des frappes aériennes.

A l’automne 2004, le magazine The Atlantic a organisé une cellule de réflexion de simulation de guerre, rapporte James Fallows dans un article de décembre 2004. Le magazine avait appointé des stratèges militaires retraités pour qu’ils se rencontrent et, au cours de discussions, jouent trois scénarios possibles : une attaque limitée sur les équipements de recherche nucléaire de l’Iran ; une attaque aérienne sur la garde républicaine conçue pour détruire l’ensemble de la capacité militaire iranienne ; une invasion totale visant à un changement de régime. Chacun d’entre eux se terminait par des conséquences inacceptables. L’attaque des équipements nucléaires, de l’avis unanime des participants, n’arrêterait probablement pas les recherches et ne ferait vraisemblablement que renforcer la résolution iranienne de développer des armes nucléaires. Une attaque aérienne contre des unités militaires provoquerait des représailles contre les forces américaines en Irak. Et une invasion totale entraînerait des pertes américaines ainsi qu’une situation de guérilla. Le chef de la simulation de guerre, le colonel d’aviation en retraite Sam Gardiner, organisateur de simulations de guerre au National War College pendant plus d’une vingtaine d’années, a résumé les conclusions du groupe : « à l’issue de ce travail, je n’ai plus que deux phrases toutes simples à adresser aux politiciens : vous n’avez pas de solutions militaires pour les questions posées sur l’Iran : vous devez faire un travail diplomatique ».

Les néoconservateurs semblent avoir une vision des choses que les situations de guerre ne reflètent pas. De toute évidence, ils croient qu’après les premières frappes, le régime iranien s’effondrera tout simplement. Hersh (New Yorker du 24 janvier 2005) écrit : « le gouvernement a très envie d’une attaque limitée contre l’Iran parce qu’elle pourrait, croit-il, conduire à un renversement du leadership religieux. Dans l’âme de l’Iran il y a une lutte entre les nationalistes séculiers et réformateurs d’une part, a déclaré le conseiller, et d’autre part le mouvement islamique fondamentaliste. Rumsfeld et Wolfowitz sont persuadés que, à la minute même où l’aura d’invincibilité dont jouissent les mollahs sera brisée, et avec elle la capacité de tromper l’occident, le régime iranien s’effondrera, comme les anciens régimes communistes de Roumanie, d’Allemagne de l’est et d’Union Soviétique ».

Il est douteux que le peuple iranien se révolte contre son gouvernement et accueille les Américains en sauveurs. Il fera plus probablement bloc contre l’envahisseur. Bien que la plupart des engins militaires iraniens soient obsolètes et usés, Téhéran possède quelques armes précises et destructrices comme le missile Sunburn, de fabrication soviétique, conçu spécialement pour vaincre le système de défense radar américain Aegis, et qui a la réputation d’être l’arme antinavires la plus efficace au monde. En cas d’attaque, l’Iran serait en position de fomenter une rébellion chiite en Irak contre les forces d’occupation, insurrection qui dépasserait en extension et en efficacité l’actuelle résistance menée par les sunnites. Les milices Basiji, forte de 7 millions d’hommes, sont en passe d’être renforcées en Iran, des dizaines de milliers de fusils ont été distribués. En outre, Téhéran pourrait lancer 300 missiles balistiques Sahab-3 de fabrication nord-Coréenne, sur des bases américaines en Arabie, en Irak, en Afghanistan.

Le scénario le plus probable serait qu’Israël prenne l’initiative en bombardant les équipements nucléaires iraniens. Pour Téhéran, cela signifierait que les américains sont impliqués, puisque les avions israéliens survoleraient immanquablement l’espace aérien irakien sous le contrôle américain. On peut prévoir qu’alors l’Iran riposterait à la fois contre Israël et les Etats-Unis, peut-être en lançant des missiles Scud contre Israël et des missiles de croisière Sunburn contre un ou plusieurs bâtiments militaires américains stationnés dans le Golfe Persique. La perte d’un porte avions ou d’un cuirassé avec des milliers de marins américains à bord pourrait ensuite susciter une réaction émotionnelle suffisante de la part du peuple américain pour que toutes les ressources de la nation, y compris une réinstitution immédiate de la conscription, puissent être mobilisées autour d’une invasion de l’Iran en trident : à partir de l’Asie centrale, de l’Irak et du Golfe. Autrement, si l’Iran ne mordait pas à l’hameçon et ne coulait pas de navire de guerre américain, Israël s’en chargerait sous un faux pavillon, prétendant devant le peuple américain que les fautifs en sont les mollahs iraniens. Ou bien une ville américaine pourrait être attaquée de l’intérieur par des terroristes, la faute, la aussi, étant mise sur le dos de Téhéran.

L’universitaire américain Robert Olson, indique que des opérations menées conjointement par la Turquie, Israël et les Etats-Unis s’inscrivent dans un effort à long terme pour affaiblir et démembrer l’Iran : il s’agirait d’en détacher les régions septentrionales azéries et de le transformer ainsi en une entité géopolitique anémiée qui n’aurait plus accès à la mer Caspienne ni à l’Asie centrale en général. C’est une possibilité.
Mais les répercussions sur l’échiquier international et le risque d’escalade régional restent inquiétants. L’Iran a cimenté des liens économiques et militaires avec la Chine, la Russie et l’Union européenne. Ces nations, à des degrés divers, considèrent les Etats-Unis comme « un poids mort à bien des égards : leur immense dette nationale et leurs déficits commerciaux pèsent sur l’économie mondiale ; leur consommation de ressources extrêmement prodigue en laisse moins en circulation pour les autres nations ; leur refus de signer les accords de Kyoto est l’assurance d’un siècle de délabrement de l’environnement ; et leur militarisme arrogant sert à saper tous les espoirs de trouver des solutions coopératives aux luttes à venir autour des ressources décroissantes ». Si de surcroît la Chine en profitait et sautait sur l’occasion pour vendre à bas prix ses actions en dollars sur les marchés internationaux, faisant ainsi basculer l’économie américaine dans la dépression, on ne saurait par avance appréhender les réactions des Etats-Unis, acculés, blessés et, peut-être défaits, mais suprêmement dangereux et imprévisibles. Il n’est pas totalement à écarter un scénario catastrophe, où l’Amérique, impuissante dans la réalisation de l’annexion totale du Moyen-Orient pour contrôler les flux de pétrole vers la Chine, se déciderait à utiliser son avantage militaire, avant que celui-ci ne se réduise, pour atomiser la Chine sous le premier prétexte venu, un contentieux sur Taiwan par exemple.


Brève : dans la « Lettre hebdomadaire d’informations stratégiques » du 22 mars 2006 :

Lors d’une intervention donnée à l’institut Hudson, à Washington, par le précédent chef de Tsahal, le général Moshé Ya’alon a donné son avis sur l’option israélienne en cas de frappe préemptive à une menace iranienne avérée. Selon, lui, la réponse israélienne ne serait pas la destructions complète des capacités nucléaires iraniennes : « il n’est pas question d’une attaque totale sur tous les sites nucléaires connus des renseignements occidentaux ». Les moyens mis en jeu, d’après Ya’alon, ne concernent pas uniquement l’armée de l’air : Israël aurait des capacités supplémentaires. D’aucuns pensent aux sous marins de type Dolphin, capables de lancer des engins à tête nucléaire (mini nukes). Dans un élan d’imprécision, Ya’alon a comparé une attaque sur les cibles iraniennes aux ciblages des terroristes palestiniens, les dommages collatéraux en moins. L’attaque israélienne serait composée de plusieurs vagues et mouvements. La réponse iranienne serait une attaque massive de missiles Sahab-3 sur Israël, qui aurait la possibilité de se défendre avec les systèmes Arrow, (en développement conjoint avec les Etats-Unis).


POMAGALSKY  

   

 


 

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