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Réflexions sur le destin du monde

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Le Onze septembre IV :


Oussama Ben Laden

Oussama Ben Laden est une figure étrange et complexe qui, dès qu’on la regarde de plus près, échappe à la caricature qu’en ont systématiquement donné les américains depuis dix ans. Encore une fois, s’il est malaisé de deviner la vérité derrière le théâtre destiné au public, il n’est pas impossible de mettre à bas un certain nombre de contrevérités assénées par l’administration Bush devant la scène internationale. « Comment un type sous dialyse terré dans une grotte d’Afghanistan a-t-il pu diriger et superviser pendant deux ans les activités de dix neuf terroristes aux Etat-Unis, organiser aussi impeccablement le détournement de quatre avions ? » ironise Mickael Moore en mettant le doigt sur une des incongruités qui jalonnent l’histoire d’Oussama. Comment ? Nous allons voir, et nous allons incidemment remettre en question sa culpabilité dans le montage des attentats.

Les Ben Laden appartiennent au clan des Hadramis installés dans la région d’Hadramut au Yémen. Son père a émigré en Arabie Saoudite puis construit le Saudi Bin Laden Group qui pèse plusieurs milliards de dollars. Comme donnée d’entrée, on peut admettre que lorsque la royauté saoudienne, gardienne des lieux saints de La Mecque et de Médine, exporte le wahhabisme, son interprétation de l’Islam, dans d’autres pays musulmans à l’aide de sa fortune pétrolière, Oussama participe de cette action de fond en jouant sur plusieurs registres. Ceci n’est guère récusable.

Une collusion avec la CIA pour bouter les soviétiques

En 1980, Oussama Ben Laden s’associe activement à la résistance afghane contre l’occupation soviétique, avec les moudjahiddins, les combattants de Dieu. Mais cette guerre est également la guerre des Etats-Unis contre l’empire soviétique. Les américains ont dépensé environ un milliard en armes et en matériel, et pour chaque dollar que la CIA a investi en Afghanistan pour déloger les soviétiques, l’Arabie Saoudite en a dépensé autant, écrit Ahmed Rachid dans un livre sur la montée des Talibans. Sous couvert du Djihad, la guerre sainte, les services secrets américains, britanniques et pakistanais, entre 1982 et 1992 ont recruté 35 000 musulmans radicaux de 40 pays différents. Sous la direction de Dick Casey, le chef de la CIA, l’aide militaire américaine s’est intensifiée pendant cette période, ainsi que la collaboration de l’Arabie saoudite et des militaires pakistanais. S’appuyant sur la base du Pakistan, la CIA n’a eu aucun mal à répandre la propagande islamique dans les républiques soviétiques d’Asie Centrale. Ce Djihad a été en grande partie financé par les Etats-Unis avec l’argent de la drogue. En quelques années, l’Afghanistan est devenue le plus grand producteur d’héroïne de la planète, un commerce que d’aucuns qualifie de « contrôlé par la CIA ». En dix ans, Oussama aurait géré deux milliards de dollars investis par la CIA en Afghanistan.
« Depuis l’ère de la guerre froide, Washington a sciemment soutenu Oussama Ben Laden, tout en le plaçant sur la liste des personnes les plus recherchées par le FBI. Alors que les Moujahidin sont impliqués dans des insurrections armées pour le compte des Etats-Unis dans les Balkans et en ex URSS, le FBI a pour mandat de le mener aux Etats-Unis et de mener une guerre au terrorisme. De toute évidence, il s’agit là non seulement d’actions contradictoires, mais d’une politique mensongère à l’endroit des citoyens, car la CIA depuis la guerre URSS-Afghanistan appuie le terrorisme international par l’entremise de ses opérations secrètes » écrit le professeur Michel Chossudovsky de l’université d’Ottawa.

Oussama Ben Laden abhorre-t-il la présence américaine sur le sol saoudien ?

Les bases américaines en territoire saoudien ont été construites en 1980 par des sociétés saoudiennes, dont celle du Bin Laden Group, pour la somme astronomique de 200 milliards de dollars. Les cris d’Oussama à propos du viol de la terre sacrée d’Arabie, font référence à des évènements qui, en réalité, l’ont enrichi.

Oussama Ben Laden, un paria rejeté par sa famille ?

Est-il réellement ce paria, cet homme rejeté par l’ensemble de sa famille tel que l’administration américaine a voulu le présenter à la face du monde ? Si oui, alors comment se fait-il qu’il ait reçu, durant son hospitalisation à Dubaï en 2001, la visite des membres de sa famille ainsi que des Saoudiens importants ? Comment intégrer le fait que pendant l’été 2001, à l’occasion du mariage du fils d’Oussama en Afghanistan, les Ben Laden se soient rendus à la noce que présidait Oussama, information diffusée par l’agence France Presse le premier mars 2001, Al Jazeera et le Washington Foreign Press Center ?

Oussama Ben Laden, l’ennemi numéro un de l’Amérique ?

L’aventure soudanaise : Oussama est au Soudan depuis 1991 quand, en mars 1996, le général Erwa puis le ministre de la défense du Soudan proposent l’extradition d’Oussama Ben Laden aux Etats-Unis. Les fonctionnaires américains refusent cette proposition. Le 15 mars 1996, le ministre soudanais des affaires étrangères informe l’ambassadeur américain à Karthoum, Thimoty Carney, que Ben Laden, ses proches et ses collaborateurs, vont quitter Khartoum dans un C130. Le FBI s’oppose à son extradition aux Etats Unis. L’appareil décolle et doit se ravitailler au Qatar. Le Qatar refuse l’atterrissage et informe sur le champ les américains. Contre toute attente, Washington donne son feu vert, l’avion est autorisé à se ravitailler et à poursuivre sa route vers l’Afghanistan.
Alors qu’Oussama a quitté le Soudan depuis deux ans, les américains bombardent ce pays avec des missiles Cruise et détruisent une usine de médicaments. Pour quelle raison officiellement avancée par les Etats-Unis ? Parce que le gouvernement soudanais avait soutenu Ben Laden. Etrange revirement tardif.
Comment expliquer ce refus, en 1996, de la part de l’administration américaine de capturer l’ennemi numéro 1, un ennemi offert sur un plateau d’argent par le gouvernement soudanais, puis par le Qatar ? Son emprisonnement permettrait pourtant de rassembler des preuves contre lui - si jamais les américains n’en détenaient pas suffisamment - et de le faire comparaître devant un tribunal ? Que cherchent donc les américains à éviter ? Cette histoire n’est d’ailleurs pas sans rappeler l’interruption d’une enquête du FBI ordonnée par l’administration Bush sur deux frères d’Oussama, lorsque le bureau du contre terrorisme enquêtait sur Abdullah et Omar qui dirigeaient aux Etats-Unis l’assemblée mondiale de la jeunesse musulmane. Juste après l’entrée en fonction de George W Bush, le FBI reçut l’ordre d’abandonner l’enquête (le document porte le code d’identification 199-Eye WF 213589).

L’hospitalisation à Dubaï

Richard Labevière, journaliste d’investigation de haute renommée en Suisse, a rapporté les preuves qu’Oussama avait été hospitalisé durant deux semaines en juin 2001 à l’hôpital américain de Dubaï, aux Emirats Arabes Unis, et soigné par le chirurgien Terry Callaway, histoire confirmée par plusieurs agences de presses. L’agent local de la CIA, Larry Mitchell, lui a rendu visite à cette occasion, une information reprise par de nombreux journaux, y compris Le Figaro du 31 octobre 2001 sous la plume d’Alexandra Richard.

Ben Laden est-il réellement pourchassé ?

En 2004, nous apprend le journaliste d’investigation Eric Laurent, le leader terroriste Ben Laden n’est en réalité ni recherché ni inculpé par les autorités américaines pour les attentats du 11 septembre, ni contre le croiseur USS Cole à Aden. John Aschcroft, ministre de la justice, dont dépend le FBI, n’a jamais donné l’ordre que l’on délivre un avis de recherche fédéral contre Ben Laden. Pour la justice et les agences chargées de l’enquête, Oussama n’est pas suspect dans le carnage du 11 septembre.

Oussama Ben Laden coupable ?

Oussama Ben Laden, à plusieurs reprises a nié être l’auteur des attentats de New York et Washington. On retrouve cette allégation dans le journal pakistanais Ausaf Hamid Mir, ainsi que dans un fax reçu par l’agence de presse afghane AIP. Son fils Abdullah, dans une interview au Sunday Mirror a répété « mon père n’y est pour rien, il n’a aucun lien avec les attentats américains ». Le 28 sept 2001, le quotidien pakistanais Ummat, basé à Karachi, publie la première interview d’Oussama depuis le 11 :
« J’ai déjà dit que je ne suis pas impliqué dans les attentats du 11. En tant que musulman, j’essaie de faire de mon mieux pour éviter de dire un mensonge. Je n’ai pas eu connaissance de ces attaques et je ne considère pas l’assassinat de femmes, d’enfants et d’autres humains comme un acte appréciable. » Dans Ummat, Oussama affirme que ni lui ni Al Qaida ne sont mêlé aux attentats, et qu’il faut peut-être regarder du côté des organisations juives extrémistes si l’on veut découvrir le véritable coupable. Peter Scholl Latour, un expert allemand du proche orient, donne son avis : « ce qui s’est passé aux Etats-Unis a mûri durant des années. Il y a eu un entraînement très long. On ne peut pas faire cela d’un téléphone portable depuis l’Afghanistan. Sans oublier que les services américains sont à l’écoute de toutes les conversations ».

Le 13 décembre 2001, le Pentagone a publié une vidéo amateur qui devait enfoncer le clou et prouver irréfutablement l’implication de Ben Laden. Cette cassette a été trouvée dans une maison de Jalalabad en Afghanistan, par des unités spéciales américaines. Puis la rumeur a circulé qu’elle provenait de Kandahar. Ce qui est certain c’est que le son de la bande était très mauvais, et que même les auditeurs du monde arabe devaient s’appuyer sur les sous titres pour comprendre la conversation échangée entre ben Laden et un cheik arabe. Dia’a Rashwan, expert de l’Islam, a déclaré que la vidéo était un faux. Le magazine télévisé allemand Monitor a prouvé que la traduction était fausse à plusieurs endroits décisifs. L’orientaliste Abdul El Husseini a repéré trois erreurs de traduction à propos de références temporelles dont la présence change le sens du dialogue. Le journal El Shark a confirmé cette analyse : « la vidéo n’éclaircit pas les choses, elle ne dévoile pas la vérité, elle pose encore plus de questions ».
La traduction anglaise a été manipulée. Les passages qui sont censés prouver la culpabilité de Ben Laden ne prouvent rien et sont différents de la réalité traduite par les américains.

Les preuves liant Oussama Ben Laden à l’attentat du 11 septembre, que les services secrets américains disaient détenir, n’ont jamais été révélées à l’opinion publique. Tony Blair a été l’unique chef de gouvernement à montrer un dossier de vingt et une pages. Le magazine Strategic Alert a commenté ces vingt et une pages : « dans la partie consacrée au 11 septembre, on trouve un seul lien apparemment concret entre Al Qaida et les attentats. Il consiste dans l’affirmation qu’au moins trois des dix neuf pirates de l’air identifiés étaient membres d’Al Qaida. Il est prouvé qu’un des pirates a joué un rôle clé dans l’attaque de l’ambassade d’Afrique de l’Est et dans l’attentat contre l’USS Cole au Yemen ». Superposer à cela le manque de crédibilité de la liste nominative des pirates diffusée par les autorités américaines, et l’on obtient une zone floue là où il devrait y avoir un faisceau convergent d’indices et de preuves. Les preuves américaines ne consistent qu’en des affirmations péremptoires à l’aide desquelles on ne peut établir ni la culpabilité de Ben Laden, ni l’implication d’Al Qaida, ni la complicité des Talibans.

Conclusion

Les experts considèrent que Ben Laden a été un activiste proaméricain en Asie centrale, entraîné et financé par la CIA. Cela ne fait guère de doute. La question est de savoir jusqu’à quand ? Un journaliste d’Emperor’s Clothes, Rick Rozoff, proclame tout haut ce que beaucoup de gens pensent tout bas : « Ben Laden est un agent opérationnel de la CIA et de l’ISI pakistanais. Ces organisations le soutiennent et soutiennent également Al Qaida. » Cet avis est partagé par l’Alliance du Nord afghane, et de nombreux pays ont également fait part de leurs doutes en évoquant cette possibilité, sur le mode hypothétique car l’affirmation n’est guère diplomatique et il n’est pas question de froisser les Etats-Unis.
Lydon Larouche, ancien candidat à la présidence américaine, confirme cette opinion en affirmant que Ben Laden est une créature des services secrets américains.
Le vice-président de la Commission des Affaires Etrangères de la Fédération de Russie, Michail Magrelov, n’est pas dupe non plus des accusations américaines, en disant que « quel que soit le rôle qu’ait joué Ben Laden ou différents pays, ils étaient au mieux la partie d’une structure qui a été planifiée et réalisée par une organisation non encore identifiée ».
Ainsi Ben Laden n’est probablement pas un ennemi mais un agent des Etats Unis. Et il n’a probablement jamais rompu avec sa famille qui est un partenaire commercial essentiel de la famille Bush.

Tora Bora

Tora Bora, Babel islamique, légende high-tech ! Que n’a-t-on pas dit à propos de Tora Bora ! Que d’énormités n’a-t-on pas proféré sans sourciller, appliquant la règle du « plus c’est gros, plus ça passe, plus il en restera des traces ». Yossef Bodansky, directeur du centre sur le terrorisme au Congrès américain, a eu le culot de déclarer : « on connaît les bunkers de Ben Laden. Ils ont été construits entre 69 et 86 par la résistance afghane et les services pakistanais et saoudiens. Ces caches sont des nids d’aigle, pourvus de missiles antiaériens, de mitrailleuses, d’armes de destruction massives ». Le New York Times rapporte le témoignage d’un ancien soldat soviétique qui raconte avoir vu une cache souterraine avec des portes d’acier, une boulangerie, un hôtel, une librairie, une mosquée, des stocks d’armes. Selon The Independant, journal anglais, Tora Bora, le repaire de l’ennemi numéro un est un vaste complexe avec un réseau de tunnels protégés ayant son propre système de ventilation, et s’enfonçant sous terre à plus de 400 mètres. Ce repaire est conçu pour résister à toutes attaques, gaz empoisonnés, arme nucléaire tactique, et la forteresse peut abriter 2000 hommes. Dan Rather sur CBS en rajoute : « Tora Bora est imprenable ». Le Times de Londres, en date du 29 novembre 2001, publie un plan de coupe de l’intérieur de la forteresse : bureaux, dortoirs, les entrées sont assez large pour y faire pénétrer des tanks (alors qu’il n’existe pas une seule route d’accès !), système téléphonique, informatique sophistiqué… Donald Rumsfeld acquiesce et ajoute : « ce lieu n’est pas unique ».
La réalité ? Les arabes d’ Al Qaida ont creusé des grottes à flanc de montagne. La maison de Ben Laden emprunte le lit d’un cours d’eau à sec qui serpente entre les flancs de Tora Bora et de Milawa, rapporte Eric Laurent qui s’est rendu sur place. Une maison en pisé se dresse pour toute forteresse, aussi simple que celles du village le plus proche situé à 5 heures de marche, huit pièces, des caves pour protéger les occupants des bombardements, cinq anfractuosités taillées dans la roche dans le flanc de la montagne, qui n’excèdent pas 3 mètres de profondeur et 80 centimètres de haut, sans équipement, pour abriter au maximum 6 ou 7 personnes serrées comme des sardines. En somme, de pitoyables abris à l’odeur d’urine. Pas d’électricité, pas de téléphone, aucune route, cinq heures de marche pour gagner la maison de l’égyptien Al Zawahiri, le second de Ben Laden. Nous comprenons que pour consolider l’histoire de Ben Laden, l’abominable coupable, l’on voudrait nous faire croire qu’il dispose d’une base high-tech surpuissante. Ainsi la réalité collerait à l’image. Robert Fisk, journaliste à The Independant, publie sa dernière rencontre avec Ben Laden en ces termes : « il s’est emparé des journaux en arabe dans mon sac, puis s’est précipité dans un coin de la tente pour les lire pendant vingt minutes. Il ne savait même pas que le ministre iranien des affaires étrangères venait de faire une visite officielle à Riyad ». Voilà plutôt la situation de Ben Laden, un homme quasiment coupé du monde, dépourvu de moyens, mais qui, d’un autre côté, n’est peut-être pas si pourchassé que cela par l’armée américaine. A propos de Tora Bora, le général Myers, chef d’état major de l’armée américaine, déclara le 5 avril 2002 sur CNN et repris par l’Associated Press : « l’objectif n’a jamais été de capturer Ben Laden ». Des propos qu’il démentira par la suite. Un journaliste américain du Telegraph écrivit : « A posteriori, et en s’appuyant sur les témoignages de dizaines de participants aux opérations, la bataille de Tora Bora a l’air d’une pantalonnade ». Et c’est vrai. Il n’y avait rien à prendre d’assaut. La frontière pakistanaise n’avait même pas été bouclée pour l’opération. Résultat : Ben Laden court toujours en rendant l’immense service aux Etats-Unis de personnaliser le terrorisme, leur permettant ainsi d’agiter un épouvantail au dessus des foules afin que ces dernières légitimisent les guerres impérialistes et le contre-terrorisme d’Etat.

L’ISI et le jeu du Pakistan

L’Inter Service Intelligence pakistanais (ISI) travaille étroitement avec la CIA. A tel point que le chef de l’ISI, le général Ahmad, rencontrait à Washington son homologue de la CIA entre le 4 et le 9 septembre 2001, puis des officiels du Pentagone et du Conseil National de Sécurité. Remarquable coïncidence. Le rapport officiel de la commission d’enquête, dont l’objectif est de « fournir le compte rendu le plus complet des évènements liés au 11 septembre », le mentionne-t-il ? Absolument pas.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Les services secrets Indiens transmettent une information brûlante à des représentants américains (au directeur du FBI, Robert Mueller, qui effectuera le voyage jusqu’à Delhi pour recueillir les éléments) avec des preuves à l’appui : un agent de l’ISI pakistanais, Saeed Sheik, a viré 100 000 dollars sur le compte de Mohammed Atta, sur les instructions de Mahmoud Ahmad. L’agence France Presse qualifie ce lien « d’accablant ». L’information est reprise dans le Wall Street Journal. Le Times of India du 12 octobre 2001 publie : « Des sources importantes indiennes confirment que Mahmud Ahmad a perdu son poste à la suite de preuves indiscutables que l’Inde a présenté pour montrer ses relations avec un des terroriste (…) après qu’il a été prouvé qu’il a fait parvenir un mandat de 100 000 dollars à un des accusés ». Cette révélation peut avoir des conséquences dramatiques pour les relations américano-pakistanaises, mais également, compte tenu des liens plus qu’étroits entre l’ISI et la CIA, dans l’opinion publique étant donné la possibilité d’une implication directe de la CIA dans les attentats. Il est dès lors compréhensible que l’administration Bush masque systématiquement tout lien entre l’ISI et le onze septembre. « Pour réaliser à quel point cette ignorance [du rapport de la commission officielle] est étrange », écrit David Ray Griffin, « on peut imaginer ce qu’aurait été la réaction des USA si un rapport avait annoncé que Saddam Hussein avait envoyé de l’argent au meneur des pirates de l’air ». Oui, nous comprenons que l’administration américaine oblitère ce qui la gène, aussi énorme l’information soit-elle, alors qu’elle est prête à fabriquer de vraies accusations bâties sur de fausses preuves quand cela va dans le sens de ses intérêt

 

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