| Le
Onze septembre II :
Le Pentagone
La non interception du vol AA77
« Le Vol AA77 a volé pendant trente six minutes
sans être détecté » indique le rapport
de la commission. Peut-on décemment croire qu’un
Boeing 757 se dirigeant droit sur le Pentagone n’ait pas
été détecté ? Robin de Ruiter écrit
dans le Livre jaune numéro 7 : « Le vice-président
Dick Cheney a déclaré que l’on ne savait
pas si l’on devait intercepter des avions de ligne remplis
de passagers « nous n’avons rien fait, car nous
ne savions pas ce que nous devions faire ». Cette affirmation
est incroyable. Quand on sait que deux symboles de la puissance
américaine viennent d’être touchés
par deux avions inconnus, quand on sait qu’un troisième
avion se dirige sur Washington, ne peut-on pas se dire que le
prochain objectif sera Washington ? ». Effectivement,
il est incompréhensible que les militaires, ayant connaissance
de l’attentat sur les tours de New York, aient laissé
le libre accès à Washington à un troisième
avion de ligne détourné. Cette version est proprement
inadmissible et nous reviendrons en détail sur les «
ratés » des interceptions en général.
La non évacuation des locaux
La non évacuation du Pentagone est une
autre question dérangeante. Un porte-parole déclarera
plus tard que le Pentagone n’était pas au courant
de ce qui se tramait dans le ciel de la capitale fédérale,
une explication irrecevable puisque le NORAD a noté à
9h24 que le vol AA77 avait probablement été détourné
et qu’il se dirigeait vers Washington, et tout le monde
était au courant que les World Trade Center faisaient
l’objet d’une attaque depuis 8h46. L’impact
a eu lieu 14 minutes plus tard, un temps relativement suffisant
pour procéder à une évacuation du personnel.
L’absence de défense antiaérienne
au Pentagone
Le Pentagone est protégé en permanence
par cinq batteries anti-missiles sophistiquées. Réglées
pour riposter automatiquement - la vitesse d’un missile
et la difficulté de sa détection s’il vole
au ras du sol fait qu’aucune réaction humaine n’est
en mesure de répondre à temps - les batteries
n’auraient pu louper une cible de la taille d’un
Boeing volant beaucoup moins rapidement qu’un missile.
Il paraît étrange que la commission ne s’est
pas souciée de ces aspects cruciaux, ne se soit pas penchée
sur la confiscation par le FBI, quelques minutes après
l’impact, du film d’une caméra automatique
située dans une station service à proximité
et qui aurait, selon les déclarations de l’employé,
enregistré la scène.
La prouesse de pilotage
Tout d’abord, d’une altitude de
7000 pieds, l’aéronef serait descendu en spirale
presque verticale, d’une façon précise et
contrôlée, jusqu’à quelques dizaines
de mètres du sol pour aller s’encastrer au ras
du sol. Les professionnels de l’aviation sont unanimes
pour qualifier la trajectoire qu’a emprunté l’énorme
avion à pleine puissance comme « pointue »
pour ne pas dire miraculeuse. Exécuter une spirale descendante
telle que décrite dans le rapport officiel, puis voler
horizontalement en rase mottes pour aller s’encastrer
dans une cible au niveau du sol à peine plus haute que
l’avion – rappelons que le Boeing 757-200 est un
transporteur civil capable d’accueillir 240 passagers,
qu’il mesure plus de 47 mètres de long et 38 mètres
d’envergure, pour 13 mètres de hauteur tandis que
la façade du Pentagone ne fait que cinq étages
pour 24 mètres de hauteur - est une manœuvre qui
suppose un maestro aux commandes d’un avion maniable.
Aux commandes d’un Jumbo, cela tient de l’improbable.
A 800 kilomètres heure, la manœuvre décrite
par le rapport de la commission relève de la prouesse.
On n’apprend pas à piloter un avion de ligne aussi
brillamment dans une école d’aviation de troisième
zone en Floride. Le président égyptien Hosni Moubarak
a critiqué les déclarations sur la formation des
pilotes kamikazes : « quelques pilotes se sont entraînés
en Floride. Beaucoup de gens savent piloter et ont un permis,
et maintenant cela veut dire qu’ils sont capables d’une
telle action terroriste. Je parle en tant qu’ancien pilote,
je sais de quoi je parle. J’ai piloté des avions
lourds et des avions de chasse également, je sais très
bien que ce n’est pas si simple ». Oui, il est difficile
d’accepter la version simpliste de la commission. Hani
Hanjour est censé être le pilote du Boeing ayant
touché le Pentagone, or, Hani Hanjour était réputé
pour sa malhabileté de pilote, à tel point que
ses actes de candidature comme pilote étaient systématiquement
repoussés et qu’un instructeur refusait de monter
avec lui. La commission officielle a ignoré ce point
et a attribué à Hanjour les qualités d’un
as de la voltige.
L’impact anormal
Le cliché du caporal Jason Ingersoll
du Corps des Marines a fait le tour du monde. Il représente
l’aile ouest immédiatement après l’arrivée
des camions de pompiers, avant que la façade du Pentagone
ne s’écroule quelques dizaines de minutes après.
Point surprenant, on aperçoit un minuscule trou (19 mètres
de large) sans qu’aucun débris d’avion ne
parsème la pelouse au premier plan ni les environs. Ce
qu’il y a de surprenant est que la version officielle
affirme que ce trou est le résultat de l’impact
d’un Boeing 757 d’une centaine de tonnes (115 tonnes
à plein) lancé à 800 kilomètres
heures sur cette façade. Ce qu’il y a de dérangeant
est que la commission d’enquête sur le 11 septembre
n’a fait état ni de cette photographie ni des articles
interrogatifs qui s’ensuivirent dans la presse internationale.
Où sont donc les impacts des ailes, de la queue et des
moteurs sur la façade ? Car si l’on admet que la
force de l’inertie ait pu causer une telle dématérialisation,
il est irrecevable de songer un instant que cette dématérialisation
ait pu avoir lieue avant de rencontrer la surface solide du
bâtiment. Autrement dit, on ne peut croire que l’impact
des ailes d’une envergure de 38 mètres sur la façade
n’ait généré aucun dégât
ni laissé ne serait-ce qu’une trace. En règle
générale, parmi les crashs d’avions recensés,
comme ceux sur les tours jumelles, on retrouve énormément
de morceaux d’avions, de pièces extrêmement
solides, issues par exemple des moteurs (quelquefois on retrouve
des moteurs entiers), ou du train d’atterrissage. On retrouve
ensuite des éléments légers qui ont été
éjectés, comme des affaires des passagers, des
passeports (World Trade Center), des vêtements, des chaussures,
etc. Au Pentagone, rien, une pelouse nette, aucun élément
à l’intérieur du cratère d’impact,
nous sommes en face d’une disparition surnaturelle. On
ne peut croire non plus que la trajectoire du 757 au raz du
sol n’ait même pas abîmé la pelouse,
endommagé le mur d’enceinte, le parking, l’héliport,
les pylônes. Nous sommes en plein tour de passe-passe
!
Les pompiers ont été tenus à l’écart
du lieu du crash, seules les équipes spéciales
sont intervenues au contact de l’avion fantôme…
Une demi-heure plus tard, les étages se sont effondrés
sous l’incendie.
Seuls des parlementaires et quelques militaires prétendent
avoir vu tomber l’appareil.
Les caméras vidéo de surveillance du Pentagone
n’ont rien enregistré.
189 personnes y ont trouvé la mort, dont 64 personnes
à bord du Boeing.
Contrairement à ce que les médias
français ont martelé à l’envi, la
thèse de Thierry Meyssan, qui fut le premier à
mettre cette anomalie en évidence, n’a pas été
honnie par la communauté internationale et américaine.
Une preuve parmi d’autres en est que David Ray Griffin
cite les deux ouvrages de Meyssan, L’effroyable imposture
et Le Pentagate, à plusieurs reprises et s’appuie
sur sa thèse pour ce qui concerne l’énigme
du Pentagone. Or David Ray Griffin n’est pas un adepte
du conspirationisme, son travail d’analyse portant sur
le rapport de la commission est d’une minutie exemplaire
et est étayé par une série de documents
publiés.
La simulation informatique incomplète
L’université de Purdue, à
West Lafayette, dans l’Etat d’Indiana, a réalisé
une simulation informatique qui reconstitue partiellement le
choc du Boeing 757 contre le Pentagone. Selon les ingénieurs,
l’impact de la structure de l’avion a causé
peu de dégâts car la structure étant légère,
elle s’est désintégrée sous le choc.
Les matériaux qui la constituaient auraient été
détruits par la combustion du kérosène
ce qui expliquerait qu’on en ait pas retrouvé de
traces sur place. La force d’impact aurait été
constituée par la masse du carburant présent dans
les réservoirs, estimé à plus de vingt
tonnes, et celle du fret embarqué dans les soutes. Le
bâtiment du Pentagone est constitué d’un
squelette de piliers portants en béton armé précontraint,
renforcés par une barre métallique en spirale
qui les entoure à l’extérieur. Cette forêt
de piliers aurait absorbé la plus grande partie de la
force d’impact. Le Professeur Mete Sozen, spécialiste
du calcul des structures, a créé un modèle
qui simule lesdits piliers. Christoph Hoffmann, informaticien,
a reconstitué l’impact de l’avion en utilisant
la méthode des « éléments finis »
qui consiste à représenter un phénomène
physique par de petits carrés dont chacun contient les
détails physiques caractéristiques du phénomène
à un instant donné. La modélisation informatique
a démontré que le bâtiment résistait
à ce choc et que la carlingue de l’appareil, par
contre, se trouvait totalement désintégrée.
Le journal français Science et Vie s’est fait l’écho
de cette expérience virtuelle dans son numéro
de février 2002. Le mensuel a brandi le résultat
de la simulation en proclamant que cela réfutait la thèse
révisionniste qui niait la réalité du crash
du Boeing pour lui substituer l’impact d’un autre
type d’appareil. Mais Science et Vie omettait des points
capitaux qui enlèvent aux résultats américains
leur valeur probatoire : l’appareil simulé était
dépourvu de ses réacteurs. Or les moteurs constituent
la partie métallique la plus résistante et la
plus solide d’un avion, beaucoup plus que la structure
légère du fuselage et des ailes en aluminium,
titane et matériaux composites carbonés. Un moteur
est conçu pour résister aux hautes températures
et aux énormes contraintes structurelles entraînées
par la rotation rapide de ses turbines. Il n’est pas explicable
que nulle trace de moteurs n’ait subsistée après
l’impact. Il n’est pas explicable que nulle trace
d’impact sur la façade du Pentagone n’ait
été observée - avant que la façade
ne s’effondre une demie heure plus tard - aux emplacements
des moteurs de part et d’autre du trou central. Par ailleurs,
la simulation n’est pas descendue au niveau de détail
où il aurait fallu se rendre : remplir virtuellement
la carlingue de fauteuils aux structures métalliques
et garnis de mousse ignifugée, de passagers, en possession
de bijoux, de diamants, de valises aux contenus divers…
Pour expliquer qu’aucuns débris, mêmes fondus,
n’ait été retrouvés, seule une reconstitution
de l’accident en grandeur nature pourrait lever le doute.
Un tel montage ne serait pas difficile à réaliser,
ni exagérément coûteux, en procédant
par exemple au lancement d’une vieille carlingue sur un
mûr de béton. Ce type de reconstitution fait partie
de l’arsenal judiciaire classique et il est étonnant,
dans une affaire de cette dimension, que l’enquête
ait négligé tant de pistes de recherche.
Conclusion
Sachant qu’un avion dépourvu de
transpondeur militaire en approche hostile sur le haut-lieu
du dispositif militaire américain aurait du être
abattu par les batteries anti-missiles du Pentagone. Que Hani
Hanjour, le pilote supposé, ne possédait pas les
compétences requises pour cette manœuvre aérienne
d’une difficulté redoutable. Qu’il n’y
a eu aucun débris de l’appareil, ni traces des
passagers et de leurs objets personnels, aussi bien à
l’intérieur qu’à l’extérieur
de l’enceinte percée. Que le Pentagone, structure
protégée entourée de caméras de
vidéo-surveillance, n’ait montré aucun enregistrement
vidéo établissant la preuve qu’il s’agissait
bien d’un Boeing. Que le diamètre de l’impact
sur la façade touchée est incompatible avec la
taille d’un Boeing 757. Que les travaux de reconstruction
de la partie endommagée ont débuté deux
jours après, en effaçant toute trace du drame,
rendant toute enquête impossible. Sachant cela, on s’aperçoit
que les autorités américaines ont fait de leur
mieux pour camoufler une réalité qui n’a
rien à voir avec la version officielle. Cette réalité
demeure un mystère. S’agissait-il, à la
place du Boeing, d’un Lear Jet bourré d’explosifs,
ou d’un missile ? Et dans ce cas, si un autre aéronef
a percuté le Pentagone, que sont devenus le vol American
Airlines 77 et ses passagers ? Des rumeurs ont couru qu’il
se serait écrasé dans l’Ohio, ou le Kentucky,
fondées cependant sur la déclaration confirmée
de la directrice de la FAA, Jane Gervey, qui a averti la Maison
Blanche de la chute de cet avion, et celle de Dale Watson, directeur
de la branche « Terrorisme » du FBI, qui évoque
le crash d’un gros avion de ligne entre le Kentucky et
l’Ohio. Malgré ces nombreuses zones d’ombre
qui demeurent, il est une chose qui s’affirme de jour
en jour : la théorie officielle part à vau-l’eau.
Les interceptions manquées
Le NMCC est le centre opérationnel des
armées aux Etats-Unis, situé au Pentagone. Le
NORAD est le commandement de la défense aérienne
pour l’Amérique du nord, et c’est la zone
Neads, la zone aérienne du nord-est, qui était
impliquée lors des évènements.
Les militaires étaient pourtant
préparés
En juillet 2001, les militaires avaient programmé
un exercice dans lequel des avions de ligne détournés,
en provenance des Etats-Unis, étaient utilisés
pour venir s’écraser contre des cibles, dont les
WTC, une information donnée par le quotidien USA Today
du 28 avril 2004. De ce simple fait, ils n’auraient pas
du être pris au dépourvu deux mois plus tard lorsque
le scénario a été rejoué, pour de
vrai cette fois. Mieux, nous apprend-on, le NORAD était
en état d’alerte maximum le 11 septembre depuis
6 heures du matin, car le North American Airspace Command chargé
de contrôler l’espace aérien américain,
entamait le deuxième jour de l’opération
« Gardien vigilant », des manœuvres destinées
à tester les réactions face à une attaque
aérienne étrangère ! Il existait donc un
dispositif d’interception sur le pied de guerre en cette
matinée claire du 11 septembre, ce qui rend encore plus
invraisemblable le fait que rien d’efficace n’ait
été tenté pour stopper les avions tueurs.
Les faibles tentatives d’interception
Quel dispositif a donc été déployé
par l’armée américaine pour répondre
aux quatre détournements ? Les procédures opérationnelles
en vigueur imposent que l’aviation civile, la FAA, doit
prendre contact avec le NMCC en cas de détournement,
ou plus exactement dès qu’un avion semble être
l’objet d’un détournement. Les délais
d’avertissement doivent être les plus brefs possibles,
ce qui est logique. En cas de besoin, le NMCC charge le NORAD
de faire décoller en urgence des avions de chasse à
partir de la base aérienne la plus proche du litige.
Cette procédure de décollage d’urgence,
en « scramble », est d’une rapidité
foudroyante puisqu’un F15 atteint, à partir de
la réception de son ordre d’intervention, l’altitude
d’environ 9000 mètres en l’espace de seulement
deux minutes et trente secondes, et vole alors à 3000
kilomètres heure.
Le premier avion détourné, le vol AA11, a montré
dès 8h14 des signes de détournement, et lorsqu’il
percuta la tour Nord 32 minutes plus tard, aucun intercepteur
n’avait reçu l’ordre de décollage.
Les trois autres vols auraient également pu être
interceptés, les autorités civiles et militaires
avaient largement le temps de procéder au lancement des
avions de chasse. « Quelqu’un a de toute évidence
enfreint les procédures opérationnelles. Des observateurs
ont avancé que quelqu’un avait donné des
ordres de non-intervention qui ont bloqué le déclenchement
des procédures opérationnelles », analyse
David Ray Griffin. Reprenons le déroulement des faits
qui ont conduit Griffin à cette conclusion :
Lorsque les militaires apprennent à 8h40 la mésaventure
du vol AA11, ils devraient respecter les procédures et
donner un ordre d’interception à la base aérienne
la plus proche, McGuire dans le New Jersey. A la vitesse d’environ
50 kilomètres à la minute, les avions de chasse
auraient mis approximativement 4 minutes 40 secondes, décollage
compris, pour intercepter le vol 11 avant qu’il ne s’écrase
contre la tour Nord. Or cet ordre est donné à
la base d’Otis, à Cape Code dans le Massachussets,
deux fois plus éloignée de New York, et les F15
d’Otis attendent six minutes avant de décoller.
Lorsque les F15 décollent enfin, à 8h52, à
toute vitesse selon le témoignage du lieutenant colonel
Timothy Duffy, l’un des deux pilotes, c'est-à-dire
à 3000 kilomètres heure, ils devraient arriver
sur Manhattan en seulement six minutes, et avoir une chance
de stopper l’inévitable. Encore une fois, l’histoire
dérape, les chasseurs sont à plus de cent kilomètres
des tours lorsque la première est touchée, il
est évident que quelqu’un ment. Tout laisse accroire
que les militaires ont reçu l’ordre de laisser
courir les délais. « L’armée de l’air
n’a pas intercepté le vol UA175 tout simplement
parce qu’elle n’a pas essayé » affirme
l’enquêteur américain.
Le scénario se reproduit selon un schéma identique
à Washington. C’est la base de Langley qui est
avertie, à 210 kilomètres de la capitale, au lieu
de la base d’Andrews située à seulement
16 kilomètres et dont la mission principale est la défense
aérienne de Washington. Le journal San Diego Union Tribune
soulignera le 12 septembre que la défense aérienne
de Washington est normalement assurée par les avions
de chasse de la base d’Andrews dans le Maryland, également
base d’accueil de l’Air Force One. Le site internet
des armées précise qu’Andrews accueille
à cette date le 121ème escadron de la 113ème
escadre de chasse, équipé de F16 possédant
des moyens d’intervention rapides et efficaces, ainsi
que le 321 ème escadron d’avions d’assaut
du Corps des Marines et la Force aérienne de la garde
nationale pour le District de Colombia, dont la mission est
de « fournir des unités de combat au plus haut
niveau de capacité opérationnelle », informations
qui seront introuvables quelques jours après puisque
le site internet de l’armée d’Andrews sera
inexplicablement fermé.
Le scénario se répète aussi avec la lenteur
inexplicable des F16 envoyés en interception sur Washington
et qui, selon les calculs réalisés à partir
de la version officielle finale, ont volé à moins
de trois cent vingt kilomètres heure !
Pour tenter d’expliquer l’échec du dispositif
d’interception, le rapport de la commission utilise de
surcroît l’argument selon lequel les pilotes auraient
attendu l’autorisation de la Maison Blanche avant d’utiliser
leurs armes de façon destructrice contre les avions remplis
de civils, et que cette autorisation serait venue trop tard
Cet argument repose implicitement sur le témoignage du
vice-président Cheney en ce sens. Mais la déclaration
de Cheney est un mensonge : des documents accessibles de la
FAA prouvent que des avions de chasse interceptent des avions
de ligne, en suivant des procédures rigoureusement établies,
de façon routinière, sans qu’il y ait besoin
d’une autorisation de la Maison Blanche. Un chasseur intercepteur
emploie d’abord toute une panoplie d’actions à
sa disposition : encadrer la cible, tenter de détourner
la cible par des manœuvres rapprochées, tirer des
coups de semonce sur la cible avec des mitrailleuses, ou avec
des obus traceur dans l’axe de vol, tirer réellement
avec des balles, etc…
Aujourd’hui, beaucoup d’enquêteurs s’accordent
à dire qu’il y a eu volonté délibérée
de laisser se perpétrer les frappes.
Conclusion
Dans le déroulement des vols des avions
de ligne détournés, tout est hautement suspect.
Les horaires exacts du déclenchement des incidents ainsi
que celle de leur gestion, la chronologie rapportée,
ont plusieurs fois été l’objet de manipulations,
et celles présentées, puis analysées, par
la commission officielle, ne constituent que l’ultime
manipulation qui permet de défendre l’opinion de
l’administration et d’éviter des questions
pour le moins embarrassantes. Le rapport de la commission officielle
dédouane les militaires, et derrière eux l’administration
Bush, de leurs responsabilités dans l’incapacité
des forces aériennes à intercepter à temps
les avions de ligne détournés, en reportant l’essentiel
des fautes sur l’aviation civile (FAA). Mais le personnel
de la FAA, et en particulier Laura Brown, ont contesté
vigoureusement la version des faits établi par la commission.
Le commandement en chef de l’armée de l’air
russe Anatoli Kornukov, a déclaré à au
journal la Pravda « il est impossible de réaliser
une attaque terroriste selon le scénario qui nous est
rapporté de New York. Si quelque chose de similaire se
produisait ici, j’en serai informé sur le champ
et en quelques minutes nous serions tous dans les airs ».
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